[Les chroniques oubliées – 6] 

Parce que parfois les mots me manquent, parce que je n’ai tout simplement rien à dire ou que le temps m’échappe, je laisse de côté certaines chroniques. Pour commencer l’année, je vous propose un petit tour d’horizon des chroniques oubliées de 2017.

Le flop

  • Un élément perturbateur d’Olivier Chantraine, Editions Gallimard, Collection Blanche, 2017, 288 pages –

Résumé de l’éditeur:

Serge Horowitz est hostile à toute forme d’engagement. Sa sœur l’héberge chez elle. Il ne doit son travail dans un cabinet de consulting qu’à son frère, ministre des Finances. Pour ne rien arranger, il est hypocondriaque et connaît des moments d’aphasie incontrôlables. C’est une de ces crises qui le saisit alors qu’il est en pleine négociation avec une société japonaise. Quand lui revient la parole, il fait capoter l’affaire… 
Mis en demeure de réparer son erreur, le voici lancé dans l’opération de la dernière chance, accompagné de Laura, son associée. Mais les déconvenues s’enchaînent.

Un premier roman qui aurait pu me tomber des mains si je n’avais pas dû le lire pour une sélection.
Le propos ne m’a pas intéressée et le traitement qui en est fait encore moins! Le héros m’a énervée et ses péripéties m’ont fortement ennuyée. Le thème du monde de l’entreprise avec ses coups bas etc, n’est pas un univers qui m’attire et j’avoue avoir terminé le livre en diagonale.

Electra a elle aussi trouvé ce livre mauvais.

Les tops

  • Comme on respire de Jeanne Benameur, Editions Thierry Magnier, 2011, 40 pages –

Résumé de l’éditeur:

L’absurdité de la guerre condamne les enfants au silence.
Quand l’écriture et les livres peuvent sauver de biens des maux…
Un livre-manifeste sur le pouvoir des mots.

Un livre court et percutant qui se lit comme un souffle. Des mots qui pénètrent le lecteur avec force et beauté. Encore une fois, Jeanne Benameur touche du doigt ce que la littérature a de plus beau et elle le fait délicieusement bien.

  • Aucun de nous ne reviendra de Charlotte Delbo, Editions De Minuit, 1970, 184 pages – 

Résumé de l’éditeur:

Aucun de nous ne reviendra est, plus qu’un récit, une suite de moments restitués. Ils se détachent sur le fond d’une réalité impossible à imaginer pour ceux qui ne l’ont pas vécue. Charlotte Delbo évoque les souffrances subies et parvient à les porter à un degré d’intensité au-delà duquel il ne reste que l’inconscience ou la mort. Elle n’a pas voulu raconter son histoire, non plus que celle de ses compagnes ; à peine parfois des prénoms. Car il n’est plus de place en ces lieux pour l’individu.

J’ai été littéralement soufflée par la force de l’écriture de Charlotte Delbo. Ce livre permet une incursion dans l’horreur des camps avec des mots tranchants et durs et pourtant si beaux. J’ai eu quelques difficultés à entamer un autre livre après celui-ci tellement il m’a touchée. Je vous invite à découvrir, si ce n’est déjà fait, cette autrice ainsi que les autres tomes. 

Je dois cette découverte à Sophie qui en parlé dans ses très émouvants billets ici et .

Sur Charlotte Delbo, j’ai aussi lu « Je me promets d’éclatantes revanches » de Valentine Goby avant celui de Delbo.  Valentine Goby a réussi son coup… proposer une découverte d’une femme extraordinaire. 

Beau

  • Hiver à Sokcho d’Elisa Shua Dusapin, Editions Zoé, 2016, 144 pages –

Résumé de l’éditeur:

À Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Franco-coréenne qui n’est jamais allée en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l’inspiration depuis sa Normandie natale. C’est l’hiver, le froid ralentit tout, les poissons peuvent être venimeux, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et l’encre coule sur le papier, implacable : un lien fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si différentes. Ce roman délicat comme la neige sur l’écume transporte le lecteur dans un univers d’une richesse et d’une originalité rares, à l’atmosphère puissante.

Je m’en veux de ne pas avoir écrit de billet plus détaille sur ce « petit » livre mais je vais essayer de vous décrire mes sentiments à son propos. 

J’ai directement été charmée par l’écriture sans fioriture d’Elisa Shua Dusapin. Les sentiments sont décrits avec justesse, tout en pudeur comme les deux personnages que nous rencontrons. 

Si l’histoire peut paraître lente, il faut se délecter des mots et de l’ambiance proposée. J’ai beaucoup apprécié cette atmosphère douce et cotonneuse. Une autrice que je suivrai sans hésiter!

Albums

  • Ruby tête haute d’Irène Cohen-Janca et Marc Daniau, Editions des Eléphants, 2017, 40 pages –

Résumé de l’éditeur:

Dans la Louisiane des années 1960, Blancs et Noirs ne se mélangent pas. Ruby ne peut pas étudier à l’école près de chez elle, réservée aux Blancs : elle doit se rendre dans une autre école, bien plus loin de sa maison. Mais la ségrégation vit ses dernières heures et, à la rentrée de ses 6 ans, Ruby est la première enfant noire à intégrer une école de Blancs. L’hostilité de la population est immense et, arrivée en classe, Ruby est la seule élève… C’est le début d’une année terrible qui marquera sa vie.

Attention album coup de coeur! Découvert grâce à Marie-Claude, il aborde l’histoire de Ruby qui intègre une école de blancs.

J’ai tout adoré, le propos ainsi que les dessins colorés et superbes. À mettre dans les mains des plus jeunes et des moins jeunes!


Les Chroniques oubliées 234, 5. 

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30 réflexions sur “ [Les chroniques oubliées – 6] 

  1. maghily dit :

    Décidément, tu titilles ma curiosité avec Charlotte Delbo ! 😉

    Finalement, il y a plus de top que de flop dans cette petite sélection, contente que tu aies trouvé l’occasion de nous en toucher quelques mots.

    Ruby a l’air très un très bel album.

    Aimé par 1 personne

  2. booksmoodsandmore dit :

    Electra m’a aussi parlé du fameux Chantraine. D’ailleurs avant que je vois que tu l’avais mentionnée, je pensais à elle.
    J’ai beaucoup aimé Hiver à Sokcho – parfois les choses tiennent à un fil… moi il m’a suffi de lire dès la première page (je crois) que le narrateur venait de Granville (ma ville natale) je me suis immédiatement senti une connivence avec l’auteure!

    Aimé par 1 personne

  3. flyingelectra dit :

    hahaha ! J’ai aussi des chroniques oubliées, c’est pas grave. Comme toi, j’ai du lire (mais tu le sais) ce roman pour un Prix, sinon il me serait tombé des mains ! et ensuite tous les échanges avec cet internaute très impliqué .. LOL
    Enfin, tu me rassures en me disant que mes sentiments à son égard étaient justifiés !
    Hiver à Sokcho m’a toujours titillé. Je mettrai sûrement la main dessus en BM mais pas avant plusieurs mois..

    Aimé par 1 personne

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