La tendresse des pierres – Marion Fayolle

A force de compléter papa, de penser, de parler à sa place, on ne savait plus tellement qui on était.

Les premiers mots

On a enterré un poumon de papa. C’était un jour de printemps, les arbres étaient chargés de cerises et la nature était belle. On s’habilla tous en noir pour assister à la cérémonie. Toute la famille était là. Des hommes en blanc portaient sur leurs épaules l’énorme poumon. Papa assistait avec nous à l’enterrement d’une partie de son corps.

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