Autour de l’esclavage et de la ségrégation en Amérique

 Aux champs, sous terre ou dans un grenier, l’Amérique restait sa geôlière.

Apparemment, je n’en ai pas eu assez.
Après avoir lu le très prenant « Underground Railroad« , je me suis ruée sur « Bluebird » tout en lisant « Ne suis-je pas une femme? » et en terminant ces trois livres, je me dis qu’il me reste beaucoup à apprendre à propos de cette période. 
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Les loups à leur porte– Jérémy Fel

…il leva alors les yeux vers elle et lui lança un regard glaçant, le regard du loup à peine repu, prêt à se lancer à la recherche d’une nouvelle proie.

Les premiers mots

Les premières lueurs du crépuscule recouvraient déjà les champs de blé qui, tout autour d’elle, ondulaient avec le tintement de milliers de petits carillons.
Loretta, les épis lui effleurant les hanches au fur et à mesure qu’elle avançait, se baissa et en arracha un d’un coup sec, ce qui libéra dans l’air une fine poussière dorée qui s’y dispersa en scintillant. Sa maison se dressait au loin et surplombait cet océan rêche de sa silhouette massive.

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Au revoir là-haut– Des mots aux bulles

Le pays tout entier était saisi d’une fureur commémorative en faveur des morts, proportionnelle à sa répulsion vis-à-vis des survivants.

 

Les premiers mots

Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps. De la guerre, justement. Aussi, en octobre, Albert reçut-il avec pas mal de scepticisme les rumeurs annonçant un armistice. Il ne leur prêta pas plus de crédit qu’à la propagande du début qui soutenait, par exemple, que les balles boches étaient tellement molles quelles s’écrasaient comme des poires blettes sur les uniformes, faisant hurler de rire les régiments français. En quatre ans, Albert en avait vu un paquet, des types morts de rire en recevant une balle allemande.

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Dans la foule – Laurent Mauvignier 

et on a vu les premiers jets de pierres et les bousculades mais il semble que la police n’a rien dit

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Les premiers mots

Nous deux, Tonino et moi, on n’aurait jamais imaginé ce qui allait arriver – Paris au-dessus de nos têtes et cette fois on ne s’y arrêterait pas. On a glissé sous Paris et les wagons du métro filaient vers la gare du Nord, sans que ni Tonino ni moi ne nous disions, tiens, et si on s’arrêtait quand même voir le temps et l’argent qu’on n’a pas nous filer entre les doigts? Non, on ne s’est pas arrêté, on a filé comme ça jusqu’en Belgique, sans regarder la France et le temps qu’on laissait derrière nous, sans attendre que Tonino agite ses mains, larges comme on imagine, celles d’un boxeur ou d’un désosseur de vieilles voitures, en spatules, carrées, robustes, pour nous promettre des moments formidables.

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Le complexe du papillon – Annelise Heurtier

Les papillons volent mieux que les éléphants

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Les premiers mots

Pendant le petit déjeuner, mes parents écoutent toujours la même station de radio. Ce matin, entre la rentrée des classes, la menace terroriste et les mégapromos sur le jambon, c’est encore plus démoralisant que d’habitude (en tout cas lorsqu’on s’appelle Mathilde Fournier, que l’on a quatorze ans et que l’on aurait vraiment besoin d’entendre autre chose que les réclames du coin ou les infos déprimantes de France et d’ailleurs).
Aujourd’hui est un matin de « première fois ».

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Dans le jardin de l’Ogre – Leila Slimani

À l’instant même où il l’a embrassée, elle a su qu’elle s’était trompée. Il ne saurait pas la remplir. Elle aurait dû s’enfuir.

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Les premiers mots

Une semaine qu’elle tient. Une semaine qu’elle n’a pas cédé. Adèle a été sage. En quatre jours, elle a couru trente-deux kilomètres. Elle est allée de Pigalle aux Champs-Elysées, du musée d’Orsay à Bercy. Elle a couru le matin sur les quais déserts. La nuit, sur le boulevard Rochechouart et la place de Clichy. Elle n’a pas bu d’alcool et elle s’est couchée tôt. 
Mais cette nuit, elle en a rêvé et n’a pas pu se rendormir. Un rêve moite et interminable, qui s’est introduit en elle comme un souffle d’air chaud.

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