[Les chroniques oubliées des vacances – 9 ] 

Il parait que j’avais établi une liste de livres à lire pendant mes vacances…
Il parait que les listes sont écrites pour être contournées.
Des 7 livres prévus, j’en ai lu 3. Le reste, c’est du « bonus ».

(Vous remarquerez qu’il manque des livres sur la photo de groupe!)

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Les bâtisseurs du vent – Aly Deminne

Les plus grands voleurs du monde sont les mieux lotis. La plupart d’entre eux ne se contentent plus de ne voler que le solide. Ils volent aussi l’impalpable : la dignité, la gentillesse, la charité. Ils volent la justice aussi.

Les premiers mots

Le père de Maksim Vladimirovitch Voronov, Vladimir Ilitch, avait une curieuse mais douce réflexion sur la richesse; réflexion qu’il aimait lâcher dans le petit logis des Voronov, rue Munovskaya de Voronej: « Pauvre est le riche qui considère toujours son tout comme pas assez. Riche est le pauvre qui parvient toujours à faire du peu qu’il a son suffisant. De fait, il vaut mille fois mieux être un pauvre riche qu’un riche pauvre. »

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Il ne portait pas de chandail – Annick Walachniewicz 

Tobiasz pleure à l’envers. Remplit ses poches à chagrin bien profond dans le corps.

Les premiers mots

Le soleil d’automne goutte dans la rue poussiéreuse. le couple se tient devant une porte couleur olive. Elle, petite et ronde, s’appelle Dora. Son compagnon, Hans, a des allures d’échalas mou, le dos courbé vers sa femme qui fait la moitié de sa taille. Ils sonnent. Je les fais entrer. Ma maison semble froide, inhospitalière. Assise sur le canapé, Dora sirote un café noir.
– De qui te sentais-tu le plus proche, ton père ou ta mère?

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Surface de réparation– Olivier El Khoury

Je suis né sans encombre, sans résistance. Dans un flegme insolent qui me collerait à la peau et me sauverait de l’emprise de ma destinée pathétique. 

Les premiers mots

C’est pas qu’il m’aimait pas mon père, ou qu’il était pas heureux de me voir arriver, non. C’est pas pour ça qu’il a pesté quand il a appris la nouvelle. J’arrivais au mauvais moment, tout simplement. Question de timing. En y repensant, j’aurais sans doute réagi de la même manière. Si mon gamin avait décidé de naître au moment précis où le Club de Bruges était mené au score contre le rival invétéré à deux journées de la fin du championnat, on n’aurait pas pu me décoller de l’écran pour me cloîtrer dans une chambre d’hôpital à entendre ma femme et mon marmot brailler en choeur. 

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Je n’ai rien vu venir– Eva Kavian 

Faut pas croire qu’ils vont se suicider. Ils ne savent même pas qu’ils ne sont plus en vie.

Les premiers mots

Je n’ai rien vu venir. C’est ce que je lui ai dit. Sabrina doit avoir l’âge de Laura. Sur la porte de son bureau, il était écrit « Sabrina ». Elle me posait des questions et des questions. Les mots d’une question se mêlaient à ceux de la suivante. Je l’aurais écoutée pendant des heures. Sa voix me réchauffait.

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