[Les chroniques oubliées – 4] 

Au cours du mois de novembre, j’ai lu quelques romans et bandes dessinées sur lesquelles j’ai eu quelques réserves. Je vous les présente.

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Les BANDEs DESSINÉEs

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  • Un petit bout d’elles de Raphaël Beuchot et Zidrou, Editions Le Lombard, 2016, 104 pages.

RésuméYue Kiang travaille sur un site d’abattage d’arbres pour une entreprise chinoise. Malgré l’interdiction formelle de fréquenter les filles du coin, Yue s’est lié à une congolaise, Antoinette, ainsi qu’à sa fillette Marie-Léontine.

Un soir, dans la couche de sa belle amie, Yue découvre la blessure intime d’Antoinette: une cicatrice terrible, comme une injure à sa féminité. Combien sont-elles comme elle, exilées de leur propre corps, victimes d’une tradition aussi monstrueuse que tenace ? Combien ?

Elles sont 150 millions de par le monde.

C’est à la fin de cette lecture que je me suis rendu compte que je tenais en main le troisième tome de la trilogie africaine de Zidrou et Beuchot.

Dans cette bande dessinée, les auteurs abordent un thème très douloureux, l’excision. Si le thème et le dessin m’ont plus d’emblée, j’ai été moins fan des autres histoires imbriquées dans ce tome. Je crois néanmoins qu’il est nécessaire et indispensable d’aborder cette thématique, de plus la fin de l’ouvrage est consacré à quelques explications et témoignages.

  • Annie Sullivan & Helen Keller de Joseph Lambert, Editions  ça et là, 2013, 94 pages.

Helen Keller est devenue sourde et aveugle suite à une maladie alors qu’elle n’avait que dix-neuf mois. Ses parents n’arrivant plus à communiquer avec elle, vont engager Annie Sullivan qui la suivra de ses six ans jusqu’à la fin de sa vie. Cette tutrice pas comme les autres, car elle est malvoyante, lui apprendra à enfin communiquer avec les autres et surtout lui apprendra que chaque chose à un nom et qu’il est possible de les nommer. 

J’avais entendu parler de cette bande dessinée lors d’une formation et la formatrice semblait enchantée. J’ai aimé les dessins et la capacité de Joseph Lambert à s’immiscer dans la tête de Helen mais j’ai « moins » apprécié qu’il se soit penché sur la vie de Annie. J’aurais beaucoup plus accroché si elle n’avait été réservée qu’à Helen. 

 LES ROMANS

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  • Je m’appelle Mina  de David Almond, Editions Gallimard Jeunesse, 2011, 318 pages.

Résumé: Mina joue avec les mots, invente des histoires, raconte sa vie de tous les jours, le bonheur d’aller se percher dans son arbre et de regarder la vie d’en haut, parmi les oiseaux, loin du monde d’en bas, où elle a eu si peur.

J’ai adoré le graphisme de ce roman jeunesse. Mais malgré un coup de cœur pour la mise en page, je n’ai pas été emportée par Mina. Je suis restée en retrait, ne comprenant pas trop où elle voulait nous emmener. Je regrette ce manque d’enthousiasme car j’en attendais beaucoup. 
  • Hizya de Maïssa Bey, Editions de l’Aube, 2015, 345 pages.

J’ai hésité à faire un « vrai » article et plus j’attendais plus je perdais de l’inspiration, peut-être parce qu’il ne m’a pas transportée comme le livre de la même auteure qui m’avait totalement séduit, « Au commencement était la mer« .

Hizya est une jeune fille de vingt-trois ans qui rêve sa vie. Elle espère rencontrer l’amour fou, celui qui fait chavirer le cœur et le corps. Malheureusement, à force de rêver, elle n’arrive pas à s’évader du carcan familial. Tout au long du roman, elle essaie de se sortir de ses frustrations. Certains chapitres sont consacrés à une « voix », sa bonne conscience qui l’interpelle et la provoque pour qu’enfin elle cesse d’imaginer sa vie idéale. 

Un brin trop long mais assez intéressant pour observer la vie des femmes algériennes.

 

Un abandon

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  • Enon de Paul Harding, Editions Le Cherche Midi, 2014, 285 pages.

RésuméCharlie Crosby, détruit par la mort de sa fille, va entamer une longue descente aux enfers qui le mènera aux confins de la folie. Dans un paysage de fin du monde, Charlie se débat avec les démons de la drogue et le peuple des fantômes qui ne cessent de l’assaillir : celui de sa fille, dont l’existence trop brève se reconstitue à travers le prisme de ses souvenirs chaotiques, mais aussi celui des autres morts d’Enon, endormis sous la terre du petit cimetière paroissial que hante Charlie, errant nuit et jour à la recherche de la délivrance.

Hé oui, abandon. Et la cause est que les premières pages m’ont profondément déprimée. J’ai arrêté cette lecture avec de sombrer avec Charlie. Je crois sincèrement que je reprendrai un jour ce livre mais au printemps, quand les oiseaux gazouilleront et que le soleil brillera.


Avez-vous lu ces livres? Quels sont vos avis?

N.B: les résumés fournis dans cet article proviennent des maisons d’éditions. 

Pour les précédentes Chroniques oubliées, c’est par ici: 1, 2 et 3.

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18 réflexions sur “ [Les chroniques oubliées – 4] 

  1. Eva dit :

    J’ai aimé Enon, c’est vrai qu’il est très sombre, mais comme Electra, je le trouve très beau…
    Helen Keller, je l’ai découverte quand j’étais petite avec un titre jeunesse (castor poche, sans doute) et j’avais beaucoup aimé cette histoire…

    Aimé par 1 personne

  2. Mior dit :

    Enon m’avait beaucoup déçue , j’avoue …je venais de rencontrer son auteur dans les tables rondes du Festival America , il était drôle,spirituel et profond …j’ai trouvé son livre sinistre (oui, bien sûr, le thème, je sais!) et surtout mal foutu,et pour tout dire pas très intéressant; je suis allée à la fin mais sans plaisir…(avais je pondu un billet? …)

    Aimé par 1 personne

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