[Les chroniques oubliées – 2] 

Je vous reviens avec le deuxième round des Chroniques oubliées!chroniques

La BANDe DESSINÉe

  • Jane, le renard et moi – Fanny Britt / Isabelle Arsenault, ÉDITIONS DE LA PASTÈQUE, 2013, 104 pages.

jane le renard et moi« Hélène est victime de harcèlement et d’intimidation à son école. Elle trouve alors refuge dans le monde de Jane Eyre, le premier roman de Charlotte Brontë…

Jane, le renard et moi est un récit touchant qui présente avec justesse la méchanceté que les enfants peuvent déployer l’une envers l’autre. »

Que dire à propos de cette magnifique bande dessinée? Si n’est qu’elle aborde avec beaucoup de tendresse et de justesse la douleur d’une petite fille victime d’harcèlement qui se réfugie dans un monde imaginaire. Les dessins sont sublimes et l’histoire est très touchante.

Je n’avais qu’une envie c’était de prendre Hélène dans mes bras et de lui dire que tout irait bien pour elle.

Ma note: 9/10


 LES ROMANS

  • la dose– Melvin Burgess, Collection Scripto, Gallimard Jeunesse, 2014, 288 pages.

Ma note: 5/10


  • La femme parfaite est une connasse – Anne-Sophie Girard / Marie-Aldine Girard, édition j’ai lu, 2013, 160 page.
femme parfaite« Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes*). Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut s’acheter des Crocs. »
Si vraiment vous n’avez rien à lire, non mais vraiment rien, alors vous pouvez peut-être lire ce « livre », le tome 1 et le tome 2 (si vous avez survécu à votre lecture).
Pour la petite histoire, un jour, en attendant le train, je me suis rendu compte que je n’avais pas de livre avec moi! Damned! Un libraire était ouvert et j’ai pris le « truc » qui allait me faire passer un bon moment. Parce que j’avoue que j’ai rigolé, quelques fois, en me forçant parfois, mais je l’ai lu. Et puis, je l’ai revendu. 🙂
Sinon, pour en parler un peu, il ne s’agit pas d’un roman mais plutôt d’anecdotes, de préceptes « féministes », sexistes aussi, souvent pathétiques et surtout affligeants.
Ma note: 4/10

  • Sweet Sixteen – Annelise Heurtier, Casterman, 201, 224 pages.

sweet sixteen« 1957, Arkansas, USA.
Molly, 15 ans, fait face à un destin plus grand qu’elle. En compagnie de huit camarades, elle s’apprête à faire sa rentrée des classes au lycée de Little Rock – un établissement réservé aux Blancs, comme tous les lycées de tous les états d’Amérique du Nord. Molly, elle, est noire. Cette tentative d’intégration, la première aux États-Unis, suscite un violent rejet et un effroyable déferlement de haine. C’est avec émotion que l’on suit le parcours de cette jeune fille réservée mais animée de la plus farouche résolution, qui parvient à rester droite au coeur de la tempête. »

Un bon roman sur une période cruelle de la ségrégation en Amérique. Le tout vu par une adolescente noire qui fut parmi les neuf étudiants noirs à entrer dans un lycée blanc au sud de l’Amérique et par une adolescente blanche tenaillée entre ses amies et ses opinions.
Le ton est cependant un peu trop léger mais il s’agit ici d’un roman pour les jeunes. Il est néanmoins intéressant!

Ma note: 8/10


  • éviter les péages – Jérôme Colin, Allary éditions, 2015, 200 pages.

péagesÀ partir de quarante ans, la vie est toute tracée. C’est ce qu’il pensait avant de rencontrer Marie un après-midi dans un bar. Il est chauffeur de taxi, père de trois enfants, marié depuis quinze ans, propriétaire d’une maison avec jardin en périphérie de Bruxelles et sa belle petite vie roulait tranquillement. Jusqu’à ce que Marie lui sourie et lui offre la possibilité d’un nouveau départ. Ce n’est pas une décision qu’un homme prend facilement. Alors il continue de rouler au son de Bashung, Jeff Buckley et des confidences de ses clients. Quitter sa femme pour une autre qu’il connaît à peine : il y songe. Rester avec une femme qu’il n’est plus sûr d’aimer : il y songe aussi. En attendant, il s’accroche à son volant et monte le son, espérant trouver dans les paroles de ses chansons préférées la bonne façon d’aimer.

Là, c’est un coup de cœur!  Je suis à la base admirative de Jérôme Colin et son livre m’a beaucoup touchée. (Pour les Français, Jérôme Colin est un animateur radio et télé, passionné de musique, de la bonne musique).
Aborder le thème de l’infidélité masculine n’est pas chose aisée et l’auteur a réussi à m’embarquer dans son taxi avec ses interrogations, ses doutes, ses espoirs. C’est un roman sur le couple et sa routine, sur le deuil, sur la vie tout simplement.
Les phrases sont belles et touchantes, j’en ai d’ailleurs notées quelques unes dans un carnet.

Je vous le recommande 🙂

Ma note: 9/10


  • Nulle et Grande Gueule – Joyce Carol Oates, Collection Folio, Gallimard , 2004, 336 pages.

nulle et grande gueile« Elle, c’est Ursula.
Parce qu’elle est grande, très grande, mal dans sa peau, Ursula se surnomme elle-même la Nulle. C’est pourtant, à seize ans, une belle fille, intelligente et d’une volonté peu commune. Solitaire, indépendante, elle ne ressemble pas aux autres.
Lui, c’est Matt.
Doué, drôle, c’est un garçon brillant, apprécié de tous. Il aime faire rire, il parle haut et fort. Trop parfois. Le jour où il a menacé de poser une bombe au lycée, Matt plaisantait. Mais les événements s’enchaînent, prenant une tournure de plus en plus dramatique : soupçonné, accusé, isolé, il voit sa vie devenir peu à peu un enfer. Seule Ursula ne cède pas à la rumeur… »

Oh un Oates, c’est étonnant! Ici, elle nous présente un roman pour adolescent avec le portrait de deux jeunes assez atypiques: Ursula, qui se prénomme la Nulle et Matt, Grande Gueule. Ceux-ci n’ont rien en commun mais le renvoi provisoire de Matt va les rapprocher. J’ai aimé cette amitié, assez originale et naturelle. et surtout l’humour! Comme toujours avec Oates, les sentiments nous sont proposés dans toutes leurs splendeurs, elle fouille à l’intérieur des êtres et voit juste. Le mini-bémol est la fin un peu trop happy end (oui j’aime les fins tragiques) mais c’est du tout tout bon Joyce!

Ma note: 9/10


Avez-vous lu ces livres? Certains vous tentent?

 

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9 réflexions sur “ [Les chroniques oubliées – 2] 

  1. eibhileen dit :

    « Sweet sixteen » me tente histoire de continuer la découverte de l’auteur après ma lecture de « Refuges ». Sinon « Éviter les péages » à l’air vraiment bien. Je ne connais pas Jérôme Colin (bonjour ma culture au rabais ! 😉) mais le sujet de l’infidélité masculine est original et ça a l’air d’être traité de manière fine. Hop, dans ma wishlist !

    Aimé par 1 personne

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