Ma Reine – Jean-Baptiste Andrea 

Foudre de guerre. Génie. Lumière. C’était tout ce que je n’étais pas, on n’arrêtait pas de me le répéter. Maintenant il faut que je le dise, je suis bizarre. Moi je ne trouve pas, mais les autres oui.

 

Les premiers mots

Je tombais, je tombais et j’avais oublié pourquoi. C’était comme si j’étais toujours tombé. Des étoiles passaient au-dessus de ma tête, sous mes pieds, autour de moi, je moulinais pour m’y raccrocher mais je n’attrapais que du vide. Je tourbillonnais dans un grand souffle d’air mouillé.

Shell veut prouver qu’il est un homme et qu’il n’est pas ce garçon retardé et solitaire que ses parents veulent envoyer loin. Non. Du haut de ses douze ans, il se sent prêt à affronter la guerre. Laquelle? Celle qui est ailleurs, au-delà du plateau, éloignée de la station d’essence tenue par son père et sa mère. 

Alors, il part dans les plaines, sur le plateau mais il n’atteindra pas la guerre. En chemin, il rencontrera Viviane, une fille du vent aux yeux de colère, aux pouvoirs étranges. Une Reine en somme, sa Reine. Celle qui le considère comme un être digne d’aimer et d’être aimé. Mais l’amour d’une Reine est parfois cruel et douloureux. Pour mériter son affection, Shell devra respecter certaines règles de peur de voir disparaître cette fille-ouragan.
Il apprendra à vivre et deviendra un homme plus vite qu’il ne l’aurait cru. 

Je compte jusqu’à dix. Un, deux, trois, colchiques dans les prés, bleu, blanc, rouge, ABCD, cinq, six, non j’ai oublié un chiffre. Un, deux, trois…

Je suis tout d’abord tombée amoureuse du titre. Il a quelque chose d’hypnotique, comme une promesse d’un amour, d’une tendresse infinie. Et c’est exactement ce que j’ai ressenti pour ces deux personnages. 

« Ma Reine » est magique car les mots de Shell si simples sont une ode à l’amour, à l’amitié et à la liberté. Grâce à eux, j’ai parcouru les plaines du plateau avec ce garçon tendre comme si j’y étais vraiment.

J’ai senti la solitude qui le tenaillait et qui disparaissait à la simple vue de sa Reine. J’ai couru avec ces deux enfants dans les herbes folles pour découvrir des trésors enfouis, j’ai couru avec eux pour échapper aux obligations terre-à-terre et surtout aux hommes et à leur monde si carré. 

J’ai aimé Viviane et Shell, ces deux être brisés et follement attachants.

 Elle était tellement belle que j’avais envie de me glisser dans sa peau et de devenir elle pour savoir ce que c’était.

Les billets dAgathe, Delphine, Sophie.

– Ma Reine de Jean-Baptiste Andrea, Editions Iconoclaste, 2017, 240 pages – 

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