Anna Karenine – Léon Tolstoi

Vronski avait prononcé juste les mots que désirait l’âme d’Anna, mais que redoutait sa raison.

Les premiers mots

Toutes les familles heureuses se ressemblent. Chaque famille malheureuse, au contraire, l’est à sa façon.
Tout était sans dessus dessous dans la famille Oblonski. La princesse ayant appris que son mari entretenait des relations avec la gouvernante française, avait déclaré au prince qu’elle ne pouvait plus vivre sous le même toit que lui.

Et enfin lire les mots qui suivent cet incipit connu de tous.

On entre dans cette famille au moment où tout s’effondre. Le prince Oblonski a trompé sa chère et tendre et celle-ci désire plus que tout au monde s’éloigner de cette maison. Au même moment, c’est la sœur du prince qui arrive pour quelque jours et qui fera office de conseillère conjugale. Cette sœur, c’est notre héroïne, Anna.
En descendant du train, le coup de foudre la frappe pour Alexis Vronski, elle ne pense pas le revoir de sitôt mais dans ce monde-là, tout le monde se connait et c’est donc sans surprise que les deux personnages se retrouvent plusieurs fois. Entre eux nait alors une passion dévorante, secrète, quoique…, et adultère. Si leur histoire est passionnante, ce n’est pas le seul couple qui se forme tout au long de ces pages. On croise aussi Lévine et Kitty dont la déclaration d’amour est une des plus belles que j’ai pu lire.

« D’amour ? Quelle idée antediluvienne ! Qui parle aujourd’hui d’amour ? Dit la femme de l’ambassadeur.
Que voulez-vous, cette vieille mode stupide n’est pas encore tout à fait désuète, dit Vronski.
Tant pis pour ceux qui la suivent ! Je ne connais d’heureux que les mariages de raison.

1024 pages d’amour, de trahison, de larmes, de déclarations enflammées, de discussions sans fin, de décisions tragiques… Anna Karénine est un roman où tous les personnages prennent part à l’histoire d’amour entre Anna et Vronski, chacun y va de son conseil mais la raison n’est pas au programme de leur idylle.

Anna Karénine est le premier livre de littérature russe que je lisais, je ne m’étais pas encore confrontée à ces écrivains car je redoutais la lourdeur et l’ennui. Si j’ai trouvé dans ces pages quelques passages qui m’ont profondément lassée, j’ai aussi croisé des pages magnifiques sur l’amour d’une femme et ses interrogations sur le bien ou le mal de continuer une telle relation. Cela m’a semblé très actuel et j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Anna.

J’ai lu que la traduction de cette édition était assez médiocre par rapport à d’autres éditions, si quelqu’un pourrait me renseigner, je suis preneuse de vos avis.

Cette semaine propose une place de choix à la littérature russe de notre challenge « Les Classiques c’est fantastique » organisé par Moka et moi-même. J’ai choisi un des livres qui devait sortir de ma PAL « En sortir 20 en 2020 » sans trop espérer que j’arriverai au bout de cette œuvre intouchable.

Et par chez vous, on boit de la vodka chez qui? Moka / Natiora / Alice / …

-Anna Karénine de Léon Tolstoï, Editions Livre de Poche Classique, 1997 (première édition en 1877), 1024 pages –

25 réflexions sur “ Anna Karenine – Léon Tolstoi

  1. Alice dit :

    Je me rends compte que je ne connaissais pas l’histoire d’Anna Karenine, et même si je ne suis pas spécialement férue des grandes fresques amoureuses (plus par méconnaissance que par goût d’ailleurs), je note que celui-ci pourrait me plaire, maintenant que le pas de la littérature est passé 😉 Encore merci pour ce chouette rdv classique toujours plus motivant et bel été.

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  2. Natiora dit :

    Bravo d’avoir franchi le pas alors que tu étais frileuse. Et tant mieux si tu as passé un bon moment malgré quelques pages lassantes. J’ai prévu de m’y frotter un jour aussi, d’autant que je suis plutôt réceptive à la littérature classique russe. Anna Karenine est un personnage si emblématique que je tiens à lire son histoire.

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  3. Mokamilla dit :

    Quelque chose me disait que tu avais choisi ce roman…
    Je souris en voyant l’incipit que j’avais trouvé fabuleux lorsqu’un certain mois de juillet, je m’étais lancée dans cette folle aventure russe. (Bon une copine m’avait un poil divulgâché la fin du roman ce qui m’avait vraiment agacée…)

    Je crois clairement qu’on peut dire qu’on a assuré non ? J’ai passé – à mon sens – le cap le plus difficile, plus rien ne m’arrête pour la suite des festivités !

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  4. Lili dit :

    J’avais été très étonnée en lisant ce roman de découvrir qu’Anna n’est pas la protagoniste, finalement. Bien d’autres personnages sont aussi importants qu’elle et tiennent une large place dans le récit. Je te rejoins complètement sur le fait que certaines pages sont ennuyeuses (et plusieurs dizaines d’affilée parfois malheureusement) quand d’autres sont absolument sublimes. Clairement la relation entre Anne et Vronski (surtout sur la fin) m’a beaucoup marquée. Plus, finalement a posteriori, que celle de Lévine et Kitty qui m’avait pourtant touchée lors de ma lecture.

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