L’idiot – Fiodor Dostoïevski

Votre Excellence, tout le monde a de l’esprit mais moi je n’en n’ai pas. Pour m’en dédommager, j’avais obtenu l’autorisation de dire la vérité ; chacun sait qu’il n’y a que les gens privés d’esprit qui la disent !

Les premiers mots
À la fin du mois de novembre, par un redoux , sur les neuf heures du matin, le train de la ligne de chemin de fer Petersboug-Varsovie fonçait à toute vapeur vers Petersbourg. L’humidité et la brume étaient si denses que le jour avait eu du mal à se lever. Dès l’aube, deux passagers s’étaient retrouvés face à face, près de la fenêtre – tous deux des hommes jeunes, tous deux quasiment sans bagages, tous deux habillés sans recherche, tous deux assez remarquablement typés et qui, tous deux, avaient finalement éprouvé le désir d’engager la conversation l’un avec l’autre.

Dostoïevski est à l’honneur cette semaine! Quand j’ai sorti ces deux tomes de ma bibliothèque, je ne pensais pas les lire tous les deux, je m’étais dit que je n’allais vous présenter que le premier tome mais une fois terminé, j’ai enchainé avec le deuxième. Il était évident que je voulais connaitre les suites des aventures de ce Prince. Je ne pourrais pas vous résumer l’histoire mais sachez que celui qu’on appelle Idiot ne l’est pas tant que ça. Le Prince veut bien faire, tout le temps, et cela peut être agaçant. Il n’est pas écouté, il est moqué et on se fiche bien de le faire devant lui. Cependant, comme il a hérité d’une belle somme d’argent, il est invité un peu partout et se fond dans la « merveilleuse » société russe où tous les coups sont permis, où les demandes en mariage se multiplient, où les discussions sans fin sont légion.

Je sui convaincu qu’on ne peut pas me faire de mal dans cette maison, et qu’on m’aime plus que je ne le mérite, mais je sais qu’après vingt ans de maladie il ne peut pas ne pas me rester quelque chose, si bien que ce n’est pas possible de ne pas se moquer de moi… de temps en temps… c’est ça, non?

Le personnage du Prince m’a beaucoup plu par sa fragilité, due à des crises d’épilepsie, et sa façon d’être avec les personnes qu’il rencontre. ce Au fur et à mesure de ses pérégrinations, le Prince va s’immiscer dans ces familles quitte à être pris pour l’homme à marier.

Dans ce deuxième roman russe lu pour notre challenge, j’y ai trouvé des dialogues dignes d’une pièce de théâtre. C’est assez vivant comme écriture, on ne s’ennuie pas quand les personnages parlent entre eux. Ils arrivent de partout, s’invitent de toute part, parlent sur le dos de tout le monde et au milieu de ce méli-mélo, le Prince essaie tant bien que mal d’apporter un peu de sagesse et de vérité .
Mais malheureusement, j’ai trouvé le tout extrêmement long… et j’ai allègrement sauté quelques pages pour retourner vers l’intrigue intéressante. Avec plus ou moins quarante personnages au compteur, il faut s’accrocher pour tout suivre et j’avoue que cela a été compliqué de rester attentive pendant de si longues pages.

Ma découverte de la littérature russe s’est donc faite avec deux très grands romans, plébiscités par beaucoup de lecteurs. Cette dernière lecture a été très lourde et je ne pense pas réitérer l’expérience avec d’autres romans… sauf si vous arrivez à me convaincre du contraire et vu ce qui a été proposé cette semaine, je ne vais jamais dire jamais…

Ce roman signe ma deuxième participation au challenge Les Classiques c’est fantastique organisé par Moka et moi-même.
Et pour ne pas faire les choses à moité, L’Idiot faisait aussi partie de ma pile à lire « En sortir 20 en 2020« .

-L’idiot de Fiodor Dostoïevski (Volume 1), traduit du russe par André Markowicz, Actes Sud, collection Babel, 2001, 530 pages –

-L’idiot de Fiodor Dostoïevski (Volume 2), traduit du russe par André Markowicz, Actes Sud, collection Babel, 2001, 490 pages –

7 réflexions sur “ L’idiot – Fiodor Dostoïevski

  1. Mokamilla dit :

    Alors là BRAVO ! Quel beau combo ! C’est un titre que j’ai et ai envie de lire depuis longtemps. On m’avait déconseillé de commencer par celui-ci pour Dostoïevski, voilà pourquoi je lui ai préféré Crime et Châtiment. Tu as assuré avec ces deux lectures ! Rendez-vous en août pour de jolies pages poétiques.

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  2. keisha dit :

    J’avoue avoir aimé le personnage de l’idiot, mais… abandonné le roman vers la page 400 … Dommage, je commençais à m’y retrouver dans les noms. ^_^
    Avec Tolstoi je n’ai pas ces problèmes et ai lu aussi guerre et paix!

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  3. flyingelectra dit :

    bon moi c’est un roman que j’ai adoré, lu à la fac aux Etats-Unis à l’époque de mes études en russe, et relu depuis. Les nombreux personnages ne m’ont pas gênée (les russes sont assez coutumiers du fait)
    je ne l’ai jamais lu en français du coup j’ai lu tes extraits avec attention
    si tu veux vraiment lire un classique mais dans un style différent c’est Le Maître et Marguerite ..

    Aimé par 1 personne

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