Rhinocéros – Ionesco

Vous n’existez pas mon cher, parce que vous ne pensez pas ! Pensez, et vous serez.

Alors qu’ils sont en train de bavarder tranquillement dans un café, Bérenger et Jean voient débouler devant eux un animal dès plus étrange, un sacré rhinocéros. Au lieu de céder à la panique, les deux amis débattent de la cause de cette drôle d’interruption. Plus tard, les deux comparses comprennent que cet animal n’est autre qu’un des leurs métamorphosés. Les pachydermes se multiplient et les questions restent sans réponse. Bérenger voit peu à peu ses amis et connaissances se transformer sans qu’aucune solution ne soit envisagée. Celui-ci va devenir résistant et se retrouvera bien seul face à la vague de rhinocéros qui arrive.

Ce sont eux qui sont beaux. J’ai eu tort ! Oh ! comme je voudrais être comme eux. Je n’ai pas de corne, hélas ! Que c’est laid, un front plat. Il m’en faudrait une ou deux, pour rehausser mes traits tombant. Ça viendra peut-être, et je n’aurai plus honte, je pourrai aller tous les retrouver.

De ce cher Ionesco, je n’avais lu que la Cantatrice chauve et La Leçon, récits tous deux adorés mais mon exploration de son œuvre s’était arrêtée là. Je me demande encore pourquoi je n’avais pas encore lu la pièce qui nous intéresse aujourd’hui malgré les recommandations du mari. Je me suis plongée avec délice dans cette pièce de théâtre dont le style absurde m’a directement séduite. J’avoue avoir un faible pour ce genre de littérature, j’aime quand les auteurs et autrices se permettent ce genre d’excentricités pour apporter un message et une réflexion. Les dialogues sont savoureux et les scènes surréalistes au souhait.
Sans entrer dans une analyse littéraire, sachez que si vous ne l’avez pas lu, Rhinocéros s’attaque à montrer les conséquences des mouvements totalitaires et un héros qui refuse la doctrine générale pour rester un homme face à ces animaux.

Cette semaine consacrée au théâtre grâce à notre challenge Les Classiques C’est Fantastique commence donc avec une lecture coup de cœur. Et vous, sur quelles planches êtes-vous montés?

Les pièces de Moka / Natiora / Céline / Pativore / Ça sent le book / Maghily

Au théâtre ce soir!

Rhinocéros d’Eugène Ionesco, Editions Folio, Première édition 1959, 246 pages –

20 réflexions sur “ Rhinocéros – Ionesco

  1. Mokamilla dit :

    Alors figure-toi que cela fait des années que je me dis qu’il faut impérativement que je la sorte de ma PAL. Peu sensible au théâtre absurde, j’arrive – avec Ionesco – à apprécier ces pièces qui sortent complètement de mes habitudes de lectures théâtrales.
    Il aurait clairement pu faire partie de ma sélection.

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  2. Ingannmic dit :

    Ça fait plaisir de voir parler de Ionesco sur la blogosphère, ce n’est pas si souvent… J’avais été éblouie, adolescente, par une représentation de La Cantatrice chauve, et j’avais ensuite lu la plupart de ses titres. C’est un des auteurs grâce auxquels j’ai découvert l’art de l’absurde…

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  3. Marie-Claude dit :

    Je n’ai jamais lu le théâtre de Ionesco, seulement son roman « Le solitaire », dans mon adolescence misanthropique! Cioran aussi, je l’ai lu dans la même phase. Je me suis beaucoup allégée mentalement, depuis!

    Pour le théâtre lui-même, je préfère assister à une pièce que la lire! Aussi, je ne rechignerais pas à aller voir ce « Rhinocéros »!

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