L’incroyable voyage de Coyote Sunrise – Dan Gemeinhart

C’est là que j’ai eu cette sensation, celle où tu planes au-dessus du monde.

Les premiers mots
On a eu des bons et des mauvais jours, certains importants et d’autres insignifiants. Je crois que je pourrais choisir n’importe lequel pour débuter mon histoire. Mais si je suis honnête, et mon intention est de toujours l’être, mon « Il était une fois » commence à un moment précis.
Tout a démarré avec Ivan.

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Les bâtisseurs du vent – Aly Deminne

Les plus grands voleurs du monde sont les mieux lotis. La plupart d’entre eux ne se contentent plus de ne voler que le solide. Ils volent aussi l’impalpable : la dignité, la gentillesse, la charité. Ils volent la justice aussi.

Les premiers mots

Le père de Maksim Vladimirovitch Voronov, Vladimir Ilitch, avait une curieuse mais douce réflexion sur la richesse; réflexion qu’il aimait lâcher dans le petit logis des Voronov, rue Munovskaya de Voronej: « Pauvre est le riche qui considère toujours son tout comme pas assez. Riche est le pauvre qui parvient toujours à faire du peu qu’il a son suffisant. De fait, il vaut mille fois mieux être un pauvre riche qu’un riche pauvre. »

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Les petites reines – Clémentine Beauvais

Le féminisme, chère Hakima, c’est l’idée qu’on ne naît pas femme, on le devient. Et que c’est un peu la merde de le devenir dans un monde où les mecs en sont encore à faire des concours de Boudins.

img_20161113_104958Les premiers mots

Ça y est, les résultats sont tombés sur Facebook : je suis Boudin de Bronze.
Perplexité. Après deux ans à être élue Boudin d’Or, moi qui me croyais indéboulonnable, j’avais tort.

J’ai regardé qui a remporté le titre suprême. C’est une nouvelle, en seconde B; je ne la connais pas. Elle s’appelle Astrid Blomvall. Elle a des cheveux blonds, beaucoup de boutons, elle louche tellement qu’une seule moitié de sa pupille gauche est visible, le reste se cache en permanence dans la paupière. On comprend parfaitement le choix du jury.

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Les échoués – Pascal Manoukian

9782359494341_1_75Résumé : 1992. Lampedusa est encore une petite île tranquille et aucun mur de barbelés ne court le long des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Virgil, le Moldave, Chanchal, le Bangladais, et Assan, le Somalien, sont des pionniers. Bientôt, des millions de désespérés prendront d’assaut les routes qu’ils sont en train d’ouvrir.
Arrivés en France, vivants mais endettés et sans papiers, les trois clandestins vont tout partager, les marchands de sommeil et les négriers, les drames et les petits bonheurs.

Les premiers mots

L’été était brûlant. Même les roses cherchaient de l’ombre. Virgil ne sentait plus ses jambes. Elles étaient restées trop longtemps croisées l’une sous l’autre, tels la faucille et le marteau des drapeaux rouges de son enfance. 

Il n’osait pas bouger. Le chien, un bâtard gris aux crocs jaunes, rôdait toujours.

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