Je suis une île -Tamsin Calidas 

Les premiers mots

Lorsque vous arrivez à Oban, la première chose que vous remarquerez est la mer grise et une haie resserrée, recroquevillée, qui niche au creux du bras protecteur de son port en contrebas. De loin, la marée est étrangement épaisse, informe masse d’eau lente et agitée.

« Je ne peux plus continuer comme ça« . C’est le cri du cœur de Tamsin Calidas à son mari après une agression à leur domicile londonien. Pour se reconstruire, le couple décide de  prospecter des maisons en Ecosse et jette son dévolu sur une fermette sur une île. Si le coup de cœur est évident entre l’endroit et le couplé, il en est un peu moins entre eux et les habitant.es. Très attaché.es à leurs terres, les insulaires n’acceptent pas de gaieté de cœur ce couple qui pourtant fait ses preuves en s’adaptant (ou en essayant) à la cette vie à mille lieues de Londres.
Cet emménagement, synonyme de renouveau, était aussi une parfaite occasion pour mettre enfin en marche le projet d’un bébé. Mais tout ne va pas se passer comme espéré.

Il en aura fallu du temps pour que je vous parle de ce livre. Car si j’ai apprécié l’histoire et son héroïne, il n’en a pas été de même pour la narration qui a pris énormément de temps à s’installer. La lenteur a eu parfois raison de mon attention et j’ai quelque peu lutté pour continuer ma lecture. Je vous encourage, si vous tentez cette lecture, de persévérer car la suite est prometteuse et passionnante. En effet, l’héroïne persévère dans sa volonté de se fondre dans son nouvel environnement et sa ténacité paie (parfois).

Cette autofiction est intime mais ce qu’elle met en lumière touche inévitablement les lecteurs et lectrices. Le titre est déjà un poème en soi tant il dit tout ce que l’héroïne est venue chercher sur cette île perdue d’Ecosse. La suite est beaucoup moins idyllique et amène le lectorat dans les méandres des relations de couples, où la violence s’installe insidieusement.

« Je suis une île » oscille entre fêlures et renaissance d’une femme où la solitude se mêle à des moments d’amitiés qui sauvent.

Les éditions Dalva sont déjà présentes sur le blog avec le très beau « L’oiseaux rare« . Cette maison ne met à l’honneur que des autrices afin de leur donner de la voix.

Je suis une île de Tamsin Calidas
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Caroline Bouet
Éditions Dalva
340 pages, avril 2022

6 réflexions sur “ Je suis une île -Tamsin Calidas 

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