Chroniques de gros.ses dégueulasses 

Bilan littéraire

#lesclassiquescestfantastique

À chaque mois son thème…

Après avoir terminé l’année avec les romans noirs et policiers, nous vous avons proposé un thème fort : les gros.ses dégueulasses, comprenez des auteurs et autrices censuré.es, controversé.es. Cela promettait des lectures chocs et nous n’avons pas été déçu.es.

Quand on pense « gros dégueulasse », c’est le nom de Louis-Ferdinand Céline qui sort presque toujours. Et nous vous avons prouvé que c’était bien le cas. Mumu et Vanessa se sont attaquées à la jeunesse de Bardamu dans Mort à Crédit, quant à moi j’ai lu ses folles aventures dans Voyage au bout de la nuit. Pour Mumu et moi, c’était une première incursion dans l’œuvre de cet écrivain.

Un autre auteur, russe cette fois, est apparu deux fois, il s’agit ici de Mikhaïl Boulgakov. Sa nouvelle Coeur de Chien a été censurée par le régime soviétique et Lolo et Margot (dont c’est la première participation) nous ont permis de comprendre pourquoi. Lolo a continué à nous présenter deux autres auteurs eux-aussi censurés par le même régime. Au diable vauvert d’Evgueni Zamiatine nous emmène dans la vie de soldats russes. L’auteur sera censuré et contrait à l’exil. Et enfin Chroniques de l’an 18 de Isaac Babel, auteur exécuté par le régime stalinien.

Avec Magali, nous avons pu découvrir le texte Le puits de la solitude, écrit par Marguerite Radclyffe Hall et interdit de vente en Angleterre car il mettait en lumière des amours lesbiennes. Pativore a fait la part belle à un auteur de la Beat Generation, Allen Ginsberg, censuré en raison d’obscénités, en nous livrant son avis sur le poème en prose, Howl. Natiora nous donne à lire un roman emblématique qui fut censuré et lui aussi interdit de vente : Last exit to Brooklyn d’Hubert Selby Jr.

Lili s’est penchée sur le cas « L’amant de lady Chatterley » de D.H. Lawrence en nous proposant une analyse assez fine sur ce roman qui a défrayé la chronique par sa sexualité débordante. Moka et moi nous nous sommes penchées sur le libertinage (et oui!). Moka s’est chargée de tirer le portrait du célèbre libertin, Don Juan écrit Molière. Pour ma part, j’ai lu les lettres de deux libertins machiavéliques, je parle bien sûr des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. L’ourse bibliophile a pris sur elle pour lire (et apprécier) l’oeuvre très controversée Lolita de Nabokov. On reste dans une littérature subversive (en tout cas pour l’époque) avec le célèbre Henry Miller et son Tropique du Cancer présenté par Lilly.

Katell de son côté est remontée à Voltaire et à son livre Candide, écrit anonymement pour échapper à la censure.

On a pu retrouver Scott Fitzerald (déjà vu quelques fois lors de ce challenge) avec Tendre est la nuit grâce à Fanny (première participation également) qui a mis en avant ce texte de l’écrivain maintes fois décrié pour sa vie dissolue.

Violence, meurtres, sexualité débridée…. Boris Vian, alias Vernon Sullivan, sait y faire avec son roman J’irai cracher sur vos tombes mis en avant par Moka, Céline et moi. Et je n’ai pas résisté à sortir mon exemplaire de Les morts ont tous la même peau où on retrouve les mêmes thèmes. On reste dans une atmosphère poisseuse et vulgaire avec Charles Bukowski (qui devait absolument faire son apparition cette semaine) car Alice nous a présenté les nouvelles éditées dans Le Postier.

Flaubert refait une belle apparition sur le blog de Madame Lit qui a déclaré son amour pour le très singulier personnage d’Emma dans Madame Bovary.

Les bulles

Moka a lu Persepolis de Marjane Satrapi, unanimement saluée en Europe mais beaucoup moins dans le pays d’origine de l’autrice.

Manon a présenté la version illustrée de La ferme des animaux de George Orwell mis en dessin par Odyr.

Mumu continué son exploration sur Louis-Ferdinand Céline en découvrant la biographie L.-F. Céline – Les années noires écrite par Christophe Malavoy et illustrée par José Correa.

Censure à l’époque contemporaine

American Psycho de Brett Easton Ellis par ses scènes d’une violence extrême et par ses descriptions pornographiques est encore censuré dans de nombreux pays ou interdit à la vente des moins de 18 ans. Je vous livre mon ressenti sur mon blog.

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Merci à vous pour ces belles propositions de classiques, vos choix ont encore été très judicieux et originaux. C’est avec une grande impatience qu’on vous retrouve le mois prochain pour des classiques érotiques (ohlala)

6 réflexions sur “ Chroniques de gros.ses dégueulasses 

  1. Mumu dans le bocage dit :

    Ce récapitulatif est parfait car il permet à la fois de découvrir des oeuvres mais également des blogs….. Ce qui m’inquiète et me fait plaisir c’est que nous franchissons les barrières bien pensantes, osons aller lire ce qui fut censuré, conspué ou terrifié et que finalement nous avons tenu la barre et le défi ….. Ah mais ! 🙂

    Aimé par 1 personne

  2. maghily dit :

    Merci pour ce récapitulatif bien pratique pour aller découvrir les articles qu’on avait manqués.
    J’en profite pour souhaiter la bienvenue aux nouvelles participantes 🙂

    C’est fou comme nous avons encore réussi à proposer des œuvres très éclectiques pour cette édition de janvier.

    Aimé par 1 personne

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