Le Seigneur des porcheries – Tristan Egolf

La plus grande réussite de son existence fut sans doute d’avoir trouvé le moyen de rester en vie toutes ces années.

Les premiers mots

Il arriva un moment où, après l’étripage Baker/Pottville se fut calmé, alors que les vingt ou trente derniers citrons de l’usine de volailles de Sodderbrook, Hessiens du Coupe-Rouge, trolls de Dowler Street et autres rats d’usine des quartiers est de Baker étaient fourrés dans les paniers à salade du shérif Tom Dipold…

John Kaltenbrunner est un anti-héros. Il n’attire ni l’attention ni l’amour de ses pairs. Cependant, dès qu’il ose se manifester, cela vire à la catastrophe et les autres lui reprochent d’exister : harcèlement, bagarre, coups, destruction de ses biens. Tout cela bouillonne en lui jusqu’à un point de non-retour qui l’obligera à quitter Baker, la ville-ennemie pour mieux revenir, animé d’un sentiment de vengeance.

La vie de John racontée par un narrateur fantôme s’attache à nous décrire sa vie à la ferme, entouré de sa mère et de ses animaux ( ceux qu’il respecte le plus). On y découvre un jeune homme solitaire mais qui ne souffre pas de cette situation. À l’extérieur, c’est autre chose, c’est une vraie plaie de vivre dans un monde où il doit faire le moins de bruits possibles pour ne pas se faire remarquer par les gros caïds de Baker.

Il resta donc. Il continua, étudiant les gens du cru, décrivant des cercles, tortueux, cherchant une ouverture, quelque chose, n’importe quoi qui pourrait marcher pour lui et non contre lui rien qu’une fois dans sa vie.

Ce narrateur s’amuse de son lectorat en jouant sur les suspens et les situations fantasques. Cette première partie m’a captivée, j’avais un intérêt certain pour notre personnage principal. Ses aventures les plus terribles les unes que les autres racontées avec cynisme m’ont transportée et j’ai accueilli la deuxième partie avec le même enthousiasme. Pourtant, l’intrigue amenée par l’auteur a cessé de m’intéresser, j’y ai trouvé beaucoup trop de longueurs sur la vie de personnages secondaires et j’ai abandonné tout espoir que Tristan me rattache à son John.

Première lecture de 2022 en demi-teinte mais qui je pense m’aurait davantage plu si j’avais avalé ce pavé en quelques jours et non étalé sur comme je l’ai fait.

Pour des avis beaucoup plus réjouissants, je vous invite à lire celui de Moka et de Lune Depassage.

Le Seigneur des porcheries de Tristan Egolf
Traduction de l’anglais par Rémy Lambrechts
Éditions Gallimard, Collection Folio
608 pages, octobre 2000

16 réflexions sur “Le Seigneur des porcheries – Tristan Egolf

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