La colline des potences – Dorothy M. Johnson 

Je me suis endormi honnête et fauché. Je me suis réveillé hors-la loi et toujours fauché. Et incompris de tous.

Les premiers mots

Une sœur disparue
Notre maison était pleine de femmes qui étouffaient mon oncle Charlie et me troublaient parfois avec leurs bavardages et leur agitation. Nous étions les deux seuls hommes du foyer. J’avais neuf ans lorsque arriva une autre femme – tante Bessie – qui avait vécu jusque-là chez les Indiens.

Parmi ces nouvelles, vous croiserez une sœur qui revient après 40 ans de captivité chez les indiens, un condamné à mort, un hors la loi qui ne porte que le nom mais pas le courage ni la violence, une femme au nom d’homme et d’autres personnages tout aussi forts.

Je ne suis pas tombée sur la tête pour vous proposer un recueil de nouvelles et qui plus est de western. Je n’aime normalement ni l’un ni l’autre mais c’est à se demander si Dorothy M. Johnson m’aurait lancé un sort. Les neuf nouvelles et la novella qui a donné son nom au titre m’ont conquise.

Il comprit alors qu’il n’allait pas descendre. En bas, il ne voyait plus la jeune fille, mais l’incarnation de la patience. Il ne voyait plus le rougeoiement des flammes, mais la lueur de la foi éternelle. Il voyait l’amour près du feu, et il ne pouvait supporter de le regarder, de peur de voir s’étioler durant la nuit ou les années à venir.

Ici pas de grandes chevauchées, ni d’actions spectaculaires mais plutôt des histoires d’hommes et de femmes aux destinées souvent originales. Vous aurez tout de même droit à quelques duels entre cowboys, rassurez-vous. Toutes ces histoires ont un quelque chose de tendre qui en peu de pages arrivent à instaurer une ambiance particulière. J’ai une légère préférence pour les nouvelles suivantes « Une soeur disparue » et « L’histoire de Charley » car elles mettent en scène des personnages de femmes qui m’ont émue.

Adapté en film en 1959, réalisé par Delmer Daves avec Gary Cooper, Maria Schell, Karl Malden.

L’Ours Bibliophile a aussi lu ces nouvelles.

La colline des potences de Dorothy M. Johnson
Traduit de l‘anglais par Lili Sztajn
Éditions Gallmeister
135
pages, juin 2015 pour la présente édition. 1957 pour la publication originale.
 Les classiques c’est fantastique

Des autrices à l’honneur chez : Mumu, Céline, Natiora.

13 réflexions sur “ La colline des potences – Dorothy M. Johnson 

  1. Marie-Claude dit :

    Veux-tu bien me dire comment ce recueil s’est retrouvé entre tes mains? Nouvelles · western? C’est comme si tu verrais un billet sur Ovide ou Homère chez moi. Tu t’en poserais, des questions, non?
    Par ailleurs, je garde l’idée et note le titre pour Mai en nouvelles!

    Aimé par 1 personne

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