L’ours – Andrew Krivak 

Elle dit qu’elle espérait que ce serait longtemps, car il restait encore une histoire à raconter, dont ni lui ni elle ne connaitraient jamais la fin.

Les premiers mots

Les deux derniers étaient une fille et son père qui vivaient le long de l’ancienne chaîne de l’est sur le flanc de la montagne qu’on appelait la montagne isolée. L’homme était venu là avec une femme quand ils étaient jeunes et ils avaient construit une maison en bois avec des pierres arrachées au sol et du ciment confectionné en faisant chauffer du calcaire dans un feu.

Il a élevé sa fille pour qu’elle soit la plus autonome possible. Dès son plus jeune âge, la petite a appris à chasser, à pêcher, à apprendre à vivre en contact de la nature avec tout ce que celle-ci peut apporter de meilleur.

Quand le père décide de partir pour un long voyage, il prépare minutieusement chaque paquetage afin de ne rien manquer lors de ces longs jours de marche qui s’annoncent. À douze ans, la fille possède énormément de savoirs transmis par son père, eux-mêmes transmis par les précédentes générations.

Durant ce voyage, un drame arrive et la petite se retrouve seule mais elle trouvera dans la nature des ressources et de l’aide dont elle n’aura pas soupçonné la portée.

Car bien qu’il ne marche plus à tes côtés, il demeure dans le temps et l’espace de la mémoire, et c’est là qu’il apparaitra encore et encore, chaque fois que tu le chercheras.

De la nature à profusion, des descriptions de vie dans les montagnes, des animaux aux allures d’anges gardiens, ce roman réussit à nous transporter dans ce milieu hostile où grâce aux connaissances sans failles de deux personnages, nous ressentons la sécurité et non l’angoisse de la survie.

Cette adolescente m’a énormément surprise par son courage sans faille et sa capacité à rebondir des situations les plus terribles. Seule, elle arrive à survivre et à puiser une force considérable qui en étonnerait plus d’un. Quand l’ours apparait, c’est un personnage à part entière et sera un soutien de taille pour le reste de son aventure.

Sans être un roman qui m’a complètement transportée, il m’a séduite par sa simplicité et ses personnages attachants, qu’ils soient êtres humains ou animaux. J’ai retrouvé dans ce livre des ressemblances avec quelques titres lus qui évoquaient aussi une période post-apocalyptique mais ici, le récit initiatique prend le dessus et c’est avant tout le destin de la jeune fille qui est mis en avant, ainsi que sa relation privilégiée avec son père.

L’ours d‘Andrew Krivak
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Héloïse Esquié
Éditions Globe
160 pages,
septembre 2021
Littérature étrangère / Dans la nature

13 réflexions sur “L’ours – Andrew Krivak 

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