Le Père Goriot – Balzac

Les belles âmes ne peuvent pas rester longtemps en ce monde. Comment les grands sentiments s’allieraient-ils, en effet, à une société mesquine, petite, superficielle ?

Les premiers mots

Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marceau.

Deuxième titre pour cette semaine dédiée à ces classiques que je suis censée détester…

Genèse de mes préjugés sur…: Balzac. Si vous suivez notre challenge « Les Classiques, c’est fantastique« , vous devez être au courant de mes déboires avec ce chez Honoré. (Je vous laisse lire ici mes avis sur Eugénie Grandet et La Peau de chagrin). Je n’avais rien aimé et je m’étais promis qu’entre Balzac et moi ça n’irait plus jamais… Mes préjugés sur lui me semblaient donc fondés.

Pourquoi lire ce livre-là en particulier? C’était sans compter la pugnacité de ma chère Moka qui ne désirait pas que je ferme la porte à cet écrivain. Elle m’a donc offert le Père Goriot et je ne pouvais que lui faire honneur en ouvrant son cadeau sans tarder.
Je connaissais l’histoire dans ses grandes lignes mais ne m’étais jamais penchée sur les détails. Inutile de préciser que je partais avec une montagne d’aprioris et que je ne pensais pas changer d’avis.

Ah ! C’est moi qui suis l’auteur de ta joie, comme je suis l’auteur de tes jours. Les pères doivent toujours donner pour être heureux. Donner toujours, c’est ce qui fait qu’on est père.

Et finalement? Contre tout attente cette lecture a été une véritable surprise! J’ai littéralement été plongée dans cette pension de famille où se retrouvent des personnages haut en couleur et aux langues bien pendues, et entre tous, le Père Goriot et son immense cœur et Rastignac qui se prend d’affection pour ce vieil homme. Les défauts trouvés dans mes précédentes lectures ont été effacés par la précision des sentiments et les descriptions des folles péripéties des personnages. Mais là où la surprise a été inattendue c’est dans la tendresse et l’émotion qui m’ont assaillie lors des dernières pages que j’ai trouvé terriblement touchantes, au point de les terminer avec les larmes aux yeux! (Moka, tu as eu la primeur de cette information!)

Et vous, votre relation avec Balzac?

Le Père Goriot de Balzac
Editions Folio
445 pages, publication originale 1834
Les Classiques c’est fantastique / En sortir 21 en 2021 (4/21)

25 réflexions sur “ Le Père Goriot – Balzac

  1. Mokamilla dit :

    ENFINNNNNNN!!! Mon harcèlement littéraire a porté ses fruits. J’ai lu quelques Balzac (nouvelles,romans) mais ma préférence va de loin à celui-ci. C’est peut-être parce qu’il a un côté Zola entre la pension et le personnage de Rastignac (qui me font penser à Pot Bouille) et cette histoire de filles ingrates qui auraient leur place parmi les Rougon si avides d’ argent et de pouvoir..
    Vraiment ravie qu’il t’ait à ce point touchée. Émotion de te savoir émue par ce Balzac qui n’avait pas tes faveurs. ( Peut-être qu’un jour j’aimerais lire Oates…)

    Aimé par 3 personnes

    • mespagesversicolores dit :

      J’avais peur du fouet si je n’avais pas aimé 😁
      Je n’avais pas fait le rapprochement avec Zola ( peut-être parce que je suis encore novice) mais en effet il y a quelques ressemblances dans l’expression des sentiments.

      ( Bouge pas, j’ai ton futur cadeau de Noël 😁)

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  2. Bibliofeel dit :

    Ma relation avec Balzac ? Des titres lus avec plaisir à la période Lycée : Le père Goriot, Eugenie Grandet… Puis, bien plus tard beaucoup d’autres Le curé de Tours, la peau de chagrin et surtout Le Lys dans la vallée (avec balade sur les lieux de l’action car j’habite Tours et je fais du VTT sur le chemin qu’empruntait Balzac pour aller au château de Saché où habitait son beau-père Mr de Margonne, je m’arrête alors devant la célèbre maison du bol de lait à Artannes). J’adore ses romans plus historiques et d’action : Le colonel Chabert et surtout le formidable récit Les chouans. J’ai lu récemment Les contes drolatiques avec illustrations… Superbe expérience si on accepte de se laisser porter, Balzac ayant inventé là sa propre langue et il n’y a pas de traducteur, à mis chemin de Rabelais et de l’argot… C’est drôle, osé et j’ai adoré les 2 volumes. Pour terminer, je visite le château de Saché et ses expositions au moins 1 à 2 fois par an. Désolé pour ce pensum mais Balzac je suis un fan ! J’espère que vous continuerez à découvrir son oeuvre. Et moi cela me donne envie de poster un article sur un de mes auteurs essentiels. Bonne journée !

    Aimé par 1 personne

  3. Marie-Claude dit :

    Ah, jamais deux sans trois! Du coup, tu m’évites de passer par les deux premiers titres!

    Relation inexistante – pour le moment – avec Balzac. Aucun a priori, pourtant. Je lui ai préféré Zola, comme si de lire ces deux auteurs était inconciliable!

    C’est noté, la lecture de mon premier Balzac se fera l’an prochain avec ce père Goriot.

    Aimé par 2 personnes

  4. Alice dit :

    Oh punaise ! comme quoi tout arrive 😉 Je n’ai pas de mauvais rapports avec Balzac bien qu’ils soient très lointains. J’ai récupéré Eugénie Grandet chez ma mère il y a deux mois pour m’y replonger mais tu as tellement bien vendu ce Père Goriot, que je n’ai lu qu’en extraits au lycée, que je le note sur ma liste 🙂 Et bravo pour cette acharnement au passage, tu vas finir par devenir accroc 😉

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