1984 – George Orwell

À une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire.

Les premiers mots

C’est un jour d’avril froid et lumineux et les pendules sonnent 13:00. Winston Smith, qui rentre le cou dans les épaules pour échapper au vent aigre, se glisse à toute vitesse par les portes vitrées de la Résidence de la Victoire, pas assez vite tout de même pour empêcher une bourrasque de poussière gravillonneuse de s’engouffrer avec lui.

Quoi de mieux que CE livre pour commencer cette semaine de classiques consacrée à la science-fiction?

LA GUERRE C’EST LA PAIX
LA LIBERTÉ C’EST L’ESCLAVAGE
L’IGNORANCE C’EST LA FORCE

Tout n’est en fait que mensonge dans cette métropole sombre qu’est devenue Londres. Mensonge sur le passé, mensonges sur les différents conflits et alliances, mensonges sur les pseudo-libertés…

Winston réfléchit un peu trop et il sait qu’il est déjà mort pour avoir fait entrer ces pensées contestataires dans son esprit. Pire, il les écrit dans un journal. Travaillant au service des archives (comprenez la modification / la rectification des faits prédits par le Parti), il est en contact direct avec toutes les manipulations faites à l’insu de la population aveugle à la révolte. Tout le monde connait Big Brother, cet œil qui surveille sa population et la traque jour et nuit. Mais cela va bien plus loin, le passé est revu et corrigé, mais la langue est aussi refondée pour l’appauvrir au strict minimum. Pourquoi avoir autant de mots alors qu’on peut très bien en utiliser que quelques-uns pour se faire comprendre?

– Comment un homme s’assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Winston?
Winston réfléchit: En le faisant souffrir répondit-il.
-Exactement. En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. Comment, s’il ne souffre pas, peut-on être certain qu’il, non à sa volonté, mais à la vôtre? Le pouvoir est d’infliger des souffrances et des humiliations.

Dans ces recherches pour aller contre le système mis en place, Winston va de plus en plus s’intéresser à La fraternité, groupe de résistant mais celui-ci existe-t-il vraiment? Qui sont ses partisans? Comment les reconnaitre?
Aux commandes de ce Parti, les ministères de l’amour, de la paix, de la vérité et de l’abondance, autant de beaux mots qui recouvrent une vérité toute crasse, avec lesquels rien n’est laissé au hasard dans cette société qui connait tout de la vie de ses citoyens.

1984 ou comment un roman m’a retourné le cerveau.

Avant de le lire, je ne connaissais que les grandes lignes, à savoir une histoire sur une société où le groupe prime sur l’individualité, où chaque pas, geste, pensée, est observée par ce fameux Big Brother. Mais j’ignorais tous les détails de l’œuvre et le personnage de Winston.
George Orwell a écrit ce livre en 1949, après le régime nazi. Certains passages sont très marqués par les réminiscences de cette effroyable période et l’on sent que pour l’ auteur rien n’est encore terminé, que le pire peut encore arriver.
Je ne vous ferai pas l’affront de vous enjoindre à le lire, je pense être la seule ici à ne pas l’avoir lu. Mais si par pur hasard, vous ne l’avez pas encore découvert, s’il vous plaît mettez le dans votre liste d’achat.

Quel monde allons-nous découvrir par chez vous? Moka, Lolo Coste, Céline, Natiora, Alice, Pati, Maghily, L’ourse bibliophile

– 1984 de George Orwell, nouvelle traduction de Josée Kamoun, Editions Folio, 2020 pour la présente édition, 1949 pour la première version, 400 pages –

22 réflexions sur “ 1984 – George Orwell

  1. Mokamilla dit :

    J’ai lu ce roman dans son ancienne traduction. J’avais aimé malgré ses longueurs et aurais voulu prendre le temps de le lire dans cette nouvelle édition/traduction. Bon début de semaine avec cet incontournable que tu choisis là.

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  2. Natiora dit :

    C’était l’incontournable de cette session mais je l’ai déjà lu et j’en garde un souvenir fort. Comment aurait-il pu en être autrement ? De la SF comme ça je veux bien en lire plus souvent, même si c’est effrayant.

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  3. maghily dit :

    Je l’ai lu il y a quelques années (et j’ai vu la superbe adaptation, il y a deux ans, du Théâtre du Parc).
    Ce roman était absolument passionnant : j’aimerais le relire dans sa nouvelle traduction, mais là encore, ce ne sera pas pour tout de suite. 😀

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  4. Alice dit :

    Je n’en avais lu que des extraits il y a longtemps, je pensais le lire dans sa nouvelle traduction sans jamais vraiment me motiver et puis la BD est sortie, que j’ai trouvé très fidèle à l’esprit du roman.
    C’est chouette si tu as aimé, hâte de voir ce que cachait le reste de ta pile 😉

    Aimé par 1 personne

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