Watership Down – Richard Adams

Comme pour les blessures graves, il faut parfois un certain temps avant de ressentir la douleur provoquée par une grande émotion.

Les premiers mots
La saison des primevères était passée. À l’orée du bois, là où les arbres laissaient place à une clairière en pente douce, seules quelques tâches d’un jaune décoloré subsistaient encore parmi les mercuriales vénéneuses et les racines de chêne.

Quand Fyveer a une intuition, il vaut mieux la suivre. Alors quand il pressent un grand danger, son frère Hazel le croit sur parole et embarque avec lui onze lapins qui quitteront leur chaleureuse garenne maintenant menacée.
Sans savoir où ils se dirigent, ces lapins sont forcés de se serrer les coudes pour survivre dans un environnement hostile. Entre renard, hommes, congénères ennemis, les lapins auront droit à de sacrées épreuves pour enfin trouver une nouvelle garenne sans danger.

Les lapins, dit-on, ressemblent aux humains par bien des aspects. Ils savent surmonter les catastrophes et se laissent porter par le temps, renoncer à ce qu’ils ont perdu et oublier les peurs d’hier. Il y a dans leur caractère quelque chose qui ne s’apparente pas exactement à de l’insensibilité ou de l’indifférence, mais plutôt à un heureux manque d’imagination mêlé à l’intuition qu’il faut vivre dans l’instant.


À la première critique lue de ce livre, je me suis dit que ce livre n’était pas pour moi. Des histoires de lapins ? Franchement ? Tout cela me faisait penser à une belle farce. Mais les copains blogueurs ont cette capacité à me faire changer d’avis et à m’emmener dans des terrains inconnus et je résiste peu devant leurs arguments infaillibles.
Alors quand Monsieur Toussaint Louverture a réédité ce classique dans un nouvel écrin, j’ai sauté sur l’occasion pour me le procurer. Bien m’en a pris.

J’ai littéralement dévoré ce livre en deux jours, enthousiasmée par les folles péripéties de cette bande de lapins. Entre roman d’aventure, d’amitié, de quête initiatique, ce livre nous dévoile des personnages fascinants et aux caractères affirmés. Cet anthropomorphisme est riche à tout point de vue. Ces lapins sont brillants, intelligents et loyaux.

– Watership Down de Richard Adams, traduction de Pierre Clinquart, Editions Monsieur Toussaint Louverture, Collection Les Grands Animaux, 2020 (pour la présente édition), 1972 pour l’édition originale, 544 pages –

22 réflexions sur “ Watership Down – Richard Adams

  1. *Marie* dit :

    Je l’ai acheté le mois dernier dans sa nouvelle couverture « Les Grands Animaux ». Il ne restera pas longtemps dans ma PAL…comme j’ai un lapin à la maison, j’ai une affection particulière pour ceux-ci. Il me tarde de découvrir les aventures de cette bande !

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  2. Autist Reading dit :

    Toujours pas succombé. Malgré les moult avis louangeurs et l’excellence des ouvrages publiés par l’éditeur, j’ai une peur bleue de rester comme un con sur le bord du chemin alors à défaut de rejoindre la bande de garennes, pour le moment, je fais l’autruche

    Aimé par 1 personne

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