Françoise en dernier – Daniel Grenier

La première chose que Françoise a volée, c’est le peigne de sa grand-mère. Personne ne s’en est jamais rendu compte, alors elle a recommencé et elle a volé autre chose.

Les premiers mots

Quand Françoise était petite, son frère s’est fait mordre par un renard enragé. Elle avait huit ans, peut-être sept. Ils jouaient dans la cour, derrière la maison, et le renard est sorti du boisé et il s’est approché d’eux, comme un animal apprivoisé depuis longtemps, un animal qui aurait reconnu son petit maître, pas plus haut qu’un buisson. Françoise avait sept ans et son frère était encore un bébé, presque.

Vous aimez les histoires tragiques ? Vous aimez les histoires d’adolescents en mal de vivre, à la recherche de l’amour, en rupture totale avec leurs parents ? Sachez que Françoise en dernier est tout le contraire.

1997, Françoise, 17 ans, cleptomane sur les bords, vit sa vie, agit à contre-courant des jeunes de son âge, ne se mêle pas aux autres et préfère visiter des maisons abandonnées plutôt que de traîner avec des copines.

Françoise a aussi une fâcheuse tendance à fuguer, pas assez longtemps pour que ses parents se soucient de son absence mais assez pour trouver dans ses fugues une légère excitation. Quand elle découvre l’histoire d’Helen Klaben, Françoise veut aller à sa rencontre pour comprendre comment cette aventurière a survécu après son crash d’avion. Pour aller sur les pas de cette femme, elle quitte sa banlieue montréalaise, passe la frontière et se retrouve en Amérique où elle passera d’un état à l’autre et rencontrera des personnes qui l’aideront dans sa quête. Elle ne crée, cependant, aucune amitié forte pendant ce voyage, se servant plutôt de ce que ces personnes lui apportent.

« Comment tu vas traverser la frontière? » s’est-elle demandé juste avant de le faire sans réfléchir aux conséquences ni à la meilleure manière de procéder.

Ce livre montre un autre visage de l’adolescence n’ayant pas froid aux yeux et se fichant des conséquences (ce point est commun pour tous les adolescents, n’est-ce pas ?) L’empathie n’étant pas le principal trait de caractère de Françoise cause parfois des réactions assez déconcertantes.
Pour la narration, ne vous attendez pas à quelque chose de linéaire mais plutôt à une histoire éclatée. Le lecteur est baladé d’une vie à l’autre, celle de Françoise et celle d’Helen que nous découvrons petit à petit.
Ce road trip version jeune offre un vent de fraicheur divertissant dont l’héroïne m’aura déconcertée. L’histoire d’Helen Klaben m’aura beaucoup plus passionnée (retrouvez sa folle aventure ici, article en anglais)

L‘avis de Marie-Claude.

-Françoise en dernier de Daniel Grenier, Éditions Le Quartanier, Collection Polygraphe, 2020, 224 pages –

10 réflexions sur “ Françoise en dernier – Daniel Grenier

  1. Marie-Claude dit :

    Que de bons souvenirs, tu me rappelles là.

    Avec le recul, l’histoire d’Helen Klaben me revient, forte. En revanche, j’ai presque tout oublié de de l’histoire de Françoise. Reste que je l’ai trouvé vraiment rafraîchissante, cette ado. Elle est très différente de celles que j’ai l’habitude de rencontrer dans les romans (moins torturée, notamment).

    Je ne me souviens plus… Était-ce ta première rencontre avec Daniel Grenier? As-tu lu « L’année la plus longue »? Ma mémoire me fait défaut, tout d’un coup…

    Aimé par 1 personne

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