De pierre et d’os – Bérengère Cournut 

𝐿𝑒𝑠 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒𝑠 𝑝𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠
𝐸𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑒𝑛𝑡 𝑑’𝑎𝑏𝑜𝑟𝑑
𝑇𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟𝑠

Les premiers mots

C’est la troisième lune depuis que le soleil a disparu derrière la ligne d’horizon – et la première fois de ma vie que j’ai si mal au ventre. Me décoller du corps chaud de ma soeur et de mon frère, me dégager des peaux qui nous recouvrent, descendre de la plate-forme de glace.
Sous son dôme, ma famille ressemble à une grosse bête roulée sur elle-même.

Une fracture de banquise et voilà Uqsuralik, Inuit, livrée à elle-même, le jour où elle devient une femme, où le sang s’écoule d’elle. Sans parents, avec peu d’outils pour l’aider à chasser, elle devra faire preuve de courage et de ténacité pour ne pas succomber à l’envie de tout abandonner.
Sur son chemin, elle rencontrera d’autres hommes et femmes qui l’accueilleront comme une des leurs. Mais plus encore, cette quête pour survivre lui révélera bien plus. Elle, la femme au caractère d’Ours et au nom d’hermine.

Durant ma longue vie d’Inuit, j’ai appris que le pouvoir est quelque chose de silencieux. Quelque chose que l’on reçoit et qui – comme les chants, les enfants – nous traverse . Et qu’on doit ensuite laisser courir.
La couverture avec ses touches de bleu, de blanc, de soleil lumineux, remplit à merveille son rôle de dépaysement. Ses pages nous offrent un récit où le rêve, l’imaginaire, les esprits, les hommes, les femmes, se rencontrent pour nous emmener loin, dans des lieux inconnus et fascinants. Les journées sont rythmées par la lune, le soleil et les marches vers la nourriture.

Bérangère Cournot réussit avec brio une incursion magique chez ce peuple qu’elle ne connait que par des lectures et des recherches. Les mots sont si bien choisis que l’on croirait les entendre de la bouche des Inuits eux-mêmes.

Cette rentrée littéraire nous procure ici un roman atypique, hors des thèmes récurrents et nombrilistes que l’on a pu voir fleurir depuis août et septembre.

A découvrir incontestablement.

– De pierre et d’os de Bérengère Cournut, Editions Le Tripode, 2019, 219 pages –

27 réflexions sur “De pierre et d’os – Bérengère Cournut 

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