Prix Elle – Sélection de septembre

Les premiers livres pour le Grand Prix des Lectrices Elle pour l’édition 2019

Cette année, j’ai posé ma candidature pour être juré du Grand Prix des Lectrices et j’ai été sélectionnée avec 119 autres lectrices!
Chaque mois, 15 lectrices reçoivent 8 livres (3 romans, 3 documentaires et 2 policiers). Après leur lecture, elles font un choix pour ne garder qu’un roman, un documentaire et un policier. Les autres lectrices reçoivent alors les livres sélectionnés pour les lire à leur tour et les noter.

De septembre à avril, je vais lire en tout et pour tout 28 livres. 28 nouveautés, 28 livres vers lesquels je ne me serais pas retournée! Et c’est le cas avec les livres de la sélection de septembre que je vous présente aujourd’hui! Je ne sais pas encore si je compte garder le format d’une présentation générale ou préférer un billet pour chaque livre lu, le temps me le dira.

Au menu, une très belle surprise, un roman lent mais foisonnant et une déception.


La DÉCEPTION

– Tu t’appelais Marie Schneider de Vanessa Schneider, Editions Grasset, 2018,

Après ma lecture de ce livre, je m’interroge encore sur le réel but de l’auteure.
Maria Schneider est une actrice qui a connu le succès avec le film très sulfureux « Un dernier tango à Paris ». Si ce si film lui a valu une reconnaissance, il l’a aussi détruite. En cause, une scène de sodomie qui n’avait pas été écrite dans le scénario et dont le réalisateur s’est bien gardé de prévenir l’actrice. Ce rôle la marquera à jamais et Maria Schneider s’enfoncera dans la drogue pour mourir en février 2011.

Sa cousine prend alors la plume pour raconter la vie de l’actrice.  J’ai été séduite par l’écriture et le ton utilisé (le « tu » est très bien choisi) mais j’ai commencé à peiné au milieu du livre à cause des redondances sur la vie de Maria et du peu d’éléments apportés par la cousine. Tout est vague et très superficiel.

J’ai eu l’impression que Vanessa Schneider essayait de remplir ses pages blanches et qu’elle prenait l’excuse du destin tragique de Maria Schneider pour ne parler que d’elle et de la honte qu’elle avait de sa famille.

Une phrase m’a marquée et m’a fait penser que ce roman/documentaire n’aurait pas dû exister, il s’agit de la conversation que les deux femmes auraient eu et durant lequel Maria évoquait qu’elle ne voulait pas qu’on écrive sur elle…

La belle surprise

– La disparition d’Adèle Bedeau de Graeme Macrae Burnet, Editions Sonatine, 2018, 288 pages – 

Une belle surprise que ce roman policier ! Moi qui n’en lis jamais, j’ai été séduite par cette atmosphère « vintage » et désuète. Le rythme est lent et peut en déstabiliser plus d’un mais quelle maîtrise du suspens !

Adèle, une serveuse disparait et met en émoi un petit village. Manfred, un habitué du restaurant où travaillait la serveuse, est rapidement soupçonné d’être derrière cette disparition. Le policier en charge de cette affaire fera tout pour découvrir la vérité.

J’ai adoré le personnage de Manfred, irritant en tout point et pourtant… Ne vous attendez pas un thriller haletant, l’auteur plante tout un univers où il faut prendre son temps. Les deux personnages (Manfred et le policier) sont les clés du roman et la disparition passe au second plan, ce qui n’est pas pour me déplaire!

Le roman foisonnant

– Un gentleman à Moscou de Amor Towles, traduction par Nathalie Cunnington, Editions Fayard, 576 pages – 

Est-ce que les illustrations sur cette magnifique couverture vous attirent? Sachez que chaque dessin représente des éléments du livre mais pour les découvrir, il faut pousser les portes du Metropol, un hôtel de luxe de Moscou où le Comte Alexandre Illitch Rostov y a été assigné à résidence suite à la publication d’un poème assez dérangeant pour les autorités.
Quitte à passer toute sa vie dans cette prison dorée, autant qu’elle soit remplie de rebondissements! Et des rebondissements, il y en aura qui le marqueront plus que d’autres, sa rencontre avec une toute jeune fille changera sa vie.

Ce livre est une belle plongée dans une Russie dont j’ignore encore beaucoup de chose. Cette vision de l’intérieur m’a beaucoup plu. Ne pas tout savoir , connaitre les événements en même temps que le Comte qui, finalement, ne sait plus grand-chose de son pays.

Si j’ai aimé l’ambiance qui se dégageait de ces pages, j’ai parfois regretté quelques longueurs.

Ce que j’ai le plus apprécié est le caractère de ce personnage, celui-ci ne se plaint jamais et aborde la vie avec un optimisme à toute épreuve !


On se retrouve pour les prochaines sélections?

19 réflexions sur “Prix Elle – Sélection de septembre

  1. maghily dit :

    Pas mal cette première sélection ! Dommage que tu aies commencé avec une déception mais les deux autres romans ont l’air chouettes.

    Je trouve cela assez irrespectueux d’écrire sur la vie personnelle de quelqu’un qui avait marqué son désaccord sur la question. Rien que pour cette raison, cela ne me donne pas envie de me pencher sur ce roman.

    Un gentleman à Moscou a déjà attiré mon œil quelques fois [oui, les jolies couvertures, ça marche toujours ! ;)] et le contenu a l’air tout aussi sympa !

    Je te souhaite de faire de très jolies découvertes avec cette nouvelle expérience en tant que jurée.

    Bises,

    Aimé par 1 personne

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