Vers la beauté– David Foenkinos

Quand il se sentait mal, il allait se promener dans un musée. Le merveilleux demeurait la meilleure arme contre la fragilité.

Les premiers mots

Le musée d’Orsay, à Paris, est une ancienne gare. Le passé dépose ainsi une trace insolite sur le présent. Entre les Manet et les Monet, on peut se laisser aller à imaginer les trains arrivant au milieu des tableaux. Ce sont d’autres voyages maintenant. Certains visiteurs ont peut-être aperçu Antoine Duris ce jour-là, immobile sur le parvis. Il parait tombé du ciel, stupéfait d’être là. La stupéfaction, c’est bien le mot qui peut caractériser son sentiment à cet instant.

Quitter sa ville, son métier de professeur d’art et se retrouver comme gardien au musée d’Orsay. Voilà le parcours d’Antoine Duris
Petit à petit le voile se lève sur sa vie d’avant et sur le destin d’une jeune fille qui est intimement lié au sien. 
En dire plus pourrait déflorer l’intrigue du récit car plus les pages se tournent, plus les personnages se construisent et se livrent à nous. 

Les humains dans la souffrance forment deux camps. Ceux qui résistent par le corps, et ceux qui résistent par l’esprit. C’est l’un ou l’autre, rarement les deux.

Si après cette lecture, j’ai accordé un 4/5 sur Goodreads, il se pourrait que ce soit sur le coup de l’émotion. En effet, ce roman m’a interpellée par sa deuxième partie qui est assez touchante. L’enthousiasme s’est cependant étiolé et il ne me reste qu’un vague souvenir de ce que j’ai réellement apprécié.

L’intrigue est assez basique et la fin « super-héros » ne m’a pas convaincue…À lire les avis ici ou là, Foenkinos aimerait reprendre le même genre de schéma narratif pour ses livres. Je ne peux pas comparer vu que mon expérience avec l’auteur se limite à Charlotte que j’avais adoré et La délicatesse que j’avais détesté

Celui qui nous occupe aujourd’hui n’est pas une grande déception mais je regrette un manque d’audace dans l’intrigue qui est un peu cousue de fil blanc. L’autre regret vient du fait que l’art n’y est que très peu abordé alors que je pensais qu’il serait central. L’auteur émet quelques allusions mais rien de transcendant ni d’emballant. 
L’avantage est qu’il est très vite lu ( et sûrement vite oublié).

– Vers la beauté de David Foenkinos, Editions Gallimard, 2018, 224 pages – 

 

Publicités

14 réflexions sur “Vers la beauté– David Foenkinos

  1. flyingelectra dit :

    jamais lu mais j’adoré le film La Délicatesse (bon j’adore Audrey) et là tu dis que tu as détesté. Je n’ai donc rien lu de lui mais j’ai feuilleté Charlotte et le format ne m’attirait pas. Mais je ne dis jamais jamais !

    Aimé par 1 personne

Si vous souhaitez me laisser une trace de votre passage...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s