Les optimistes meurent en premier– Susin Nielsen

Il s’est accroché à moi, et je me suis accrochée à lui. Ensemble, nous avons réussi à ne pas tomber.

Les premiers mots

La première fois que j’ai vu l’Homme bionique, j’étais couverte de paillettes. C’était un vendredi après-midi comme les autres à l’atelier ART-PSY. J’essayais d’aider Ivan le Terrible à terminer un de nos projets d’art-thérapie plus débiles les uns que les autres.

Quand une personne chère décède, les réactions sont multiples. Celle de Pétula qui a perdu sa petite sœur, va être de parer à tous les accidents qui pourraient lui arriver, comme la chute d’une pierre, la collision avec une voiture, la propagation de microbes, etc… La jeune adolescente est convaincue que si elle arrive à éviter les accidents, il ne lui arrivera rien car pour elle, les pessimistes pensent à tout et donc meurent plus tard. Les optimistes, eux, se contentent de vivre leur vie sans se soucier des dangers.

C’est remplie de ses tocs qu’elle se rend chaque semaine à un groupe d’art-thérapie où elle retrouve toute une bande d’adolescents qui eux aussi ont de sacrés problèmes. Ensemble ils vont se soutenir, vaincre leurs peurs et ré-apprivoiser le monde.

Cette lecture fait énormément échos à son livre lu précédemment, Le Journal de Henry K. Larsen. Plusieurs points se retrouvent et cela m’a un peu ennuyée. MAIS, au fil de ma lecture, j’ai vite oublié ces ressemblances pour m’attacher à Pétula et à son histoire singulière. Dire que j’ai dévoré ce roman est un doux euphémisme. Dès la première page tournée, je me suis retrouvée à lire les derniers mots le cœur rempli de douces émotions.

J’ai appris quelques leçons ce jour là :
1) La vie est injuste.
2) La tragédie peut frapper au moment où on s’y attend le moins.
3) Il faut toujours s’attendre au pire. Comme ça, on a peut-être une chance de se protéger, soi et ceux qu’on aime.

Si je n’ai pas eu le coup de « foudre » comme pour Henry, je dois dire que ce roman est une petite extrêmement réussie en tout point. Susin Nielsen allie l’humour à la compassion, la tendresse à l’amitié tout en subtilité. J’ai suivi avec passion ces destins d‘adolescents brisés qui arrivent à se relever sans jamais se plaindre. Les thèmes comme la culpabilité, le deuil et le pardon, sont graves et sérieux et traités une belle intelligence. 

Cette lecture ne pouvait évidemment pas avoir lieu sans ma binôme préférée! Laeti, nos lectures communes sont savoureuses non?  Son billet ici!

Les billets optimistes de Jérome, Marie-Claude et Noukette.

– Les optimistes meurent en premier de Susin Nielsen (Traduit de l’anglais (Canada) par Valérie Le Plouhinec), Editions Hélium, 2017, 192 pages – 

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19 réflexions sur “Les optimistes meurent en premier– Susin Nielsen

  1. Marie-Claude dit :

    Oui, vos lectures communes sont savoureuses!
    Comme toi, j’ai préféré Henry. N’empêche, j’ai eu un coup de coeur pour Pétula. J’ai trouvé que son sentiment de culpabilité et ses tocs (sujet pas si fréquent que ça en littérature jeunesse) étaient bien amenés.
    Pour moi, un roman signé Susin Nielsen demeure un énorme gage de qualité!

    Aimé par 1 personne

  2. Laeti dit :

    C’est trop drôle, le début de nos billets se ressemblent très fort, et on ne s’est pas consultées! trop fort! je me suis beaucoup plu dans ce roman, c’est un véritable vent de fraîcheur et de bonne humeur! On a la main hyper chanceuse pr nos lectures communes 🙂

    Aimé par 1 personne

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