Le pianiste blessé– Maria Ernestam

Et j’espère qu’en ton for intérieur, tu sais que je n’ai jamais voulu te faire du mal.

Les premiers mots

Veronica,
Je crois que j’ai revu James, aujourd’hui.
Je commence ainsi pour que tu continues à lire. Tu n’as jamais répondu quand j’ai essayé de te joindre. J’ai fini par comprendre que c’était peine perdue. Nous n’avons eu aucun contact depuis très longtemps et j’ai du mal à trouver les mots justes. Ces premières lignes à elles seules m’ont déjà pris une demi-heure. 

2014, Marieke est devant son ordinateur, elle vient de terminer un courriel adressé à Veronica mais hésite à lui envoyer. Dans ses mots, on peut y déceler des excuses, des remords, une pointe de regrets. Pour savoir la raison de la discorde entre ces deux amies, on va devoir remonter le temps, dix ans auparavant, quand ces deux femmes étaient tout l’une pour l’autre.

2004, Veronica vient de perdre sa tante Klara. Celle-ci l’a élevée alors que sa mère en était incapable. Son amie depuis l’enfance, Marieke, a pu aussi profiter de cette femme amoureuse de la vie et de l’art et qui élevait sa nièce comme sa propre fille. Lors de l’enterrement, les deux amies constatent qu’il y a énormément de monde qu’elles ne connaissent pas et dont Klara n’avait jamais parlé. Une idée germe alors dans la tête de Veronica : partir sur les pas de sa tante pour découvrir qui elle était vraiment. Elle emmène son amie et les deux comparses partent en Malaisie pour y rencontrer des personnes susceptibles de leur en apprendre plus. Lors de ce voyage et du suivant aux Etats-Unis, les rancœurs et les reproches vont remonter à la surface et Marieke et Veronica ne sortiront pas indemne de ce périple.

Depuis notre voyage, je réfléchis à ce qui fait de nous les êtres que nous sommes. les gens sont tous tellement différents. Il y a ceux qui donnent et ceux qui prennent. ceux qui parlent et ceux qui se taisent. Ceux qui se mentent à eux-mêmes et mentent aux autres, et ceux qui essaient d’être sincères même lorsque c’est impossible.

Entre la littérature suédoise et moi, il y a de beaux souvenirs. J’ai dévoré pendant des années les romans de Camilla Läckberg  et de Stieg Larsson. Le genre policier n’étant plus trop ma tasse de thé, je me suis tournée vers Maria Ernestam dont j’ai lu « Les oreille de Buster  » et « Toujours avec toi » pour lesquels j’avais eu un vrai plaisir de lecture. C’est donc avec optimisme que j’ai lu ce nouveau roman reçu grâce à une Masse Critique du site Babelio.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, loin de là! J’ai été plutôt emballée par ma lecture, j’avais envie de savoir ce qui s’était passé entre les deux amies et surtout découvrir qui était ce personnage de Pianiste blessé!  J’ai donc parcouru les pages avec un certain entrain. Tout comme Marieke l’écrit dans son mail, rien que la première phrase m’a donnée envie de continuer.
Mais ça s’est arrêté là. Je n’ai à aucun moment ressenti d’empathie pour ces deux femmes. Je n’ai pas eu d’émotion particulière quant à leurs histoires personnelles et la fin m’a semblé être un tantinet expédiée. De plus, j’ai trouvé certaines pensées de Marieke soporifiques et un peu convenues.

Peut-être existent-ils, finalement, les fantômes et les esprits, les spectres et les revenants? Une chose est sûre, en tout cas, c’est que le désir et les rêves existent, brisés ou intacts. Surtout brisés.
Et pourtant, ce sont les aventuriers et les rêves qui persuadent le monde de continuer à tourner.

Pourtant, sur papier, tout était écrit pour que ça me plaise:  secret, amitié, enfance… Mais il m’a manqué quelque chose, des sentiments plus vrais pour être sous le charme

Si vous voulez découvrir l’autrice, je ne peux que vous recommander de lire « Les oreilles de Buster » qui pour moi est largement supérieur à celui-ci.

– Le pianiste blessé de Maria Ernestam, Editions Gaïa, 2017, 416 pages – 

15 réflexions sur “Le pianiste blessé– Maria Ernestam

  1. Laeti dit :

    Dommage, en plus 416 pages…. C’est vrai que les thèmes sont plutôt alléchants aussi mais bon, entre le résumé et ce qu’on y trouve réellement, il y a parfois un fossé. Allez, vite une autre lecture pour oublier celle-ci 🙂

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  2. Folavril dit :

    Dommage pour ton avis mitigé! En voyant rien que le nom de l’auteure je me serais ruée sur ce roman ^^ j’avais tellement aimé Les oreilles de Buster! Un bouquin qui m’avait coupé le souffle. Je pense lire prochainement Toujours avec toi 😉

    Aimé par 1 personne

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