Oh, boy!– Marie-Aude Murail

Merci d’être entré dans ma vie sans crier gare. Merci d’en avoir changer le cours et de m’avoir changé. 

Les premiers mots

Chapitre premier  – Où les Morlevent découvrent qu’ils sont des enfants sans parents.


Le 12 de la rue Mercoeur à Paris abritait la famille Morlevent depuis deux ans. Trois enfants et deux adultes, la première année. Trois enfants et un adulte, la seconde année. Et ce matin-là, trois enfants seulement, Siméon, Morgane et Venise, quatorze, huit et cinq ans.
– On va faire un jurement, proposa Morgane. On jure que personne peut nous séparer. Hein, Siméon?

La famille Morlevent n’est plus. La mère vient de mourir et laisse trois orphelins, Siméon, Morgane et Venise. L’assistance sociale a quelques difficultés avec ce dossier délicat car il n’y a pas de famille proche à l’horizon. À moins que… il doit bien exister un Morlevent quelque part en France? Coup de chance, il y en a deux, Josiane et Barthélémy, des membres éloignés. Mais voudront-ils adopter cette fratrie soudée et avec des caractères si différents? L’une est plus intéressée par la petite dernière quant à l’autre, c’est un grand gamin qui n’arrive pas à gérer sa vie. 

Les trois frères et soeurs vont devoir affronter des situations auxquelles ils n’étaient pas préparés et vont devoir apprendre à compter sur d’autres personnes que sur eux-mêmes.

Venise posa la question fondamentale, celle qui permet d’opérer un premier tri entre les méchants et les gentils.
– Tu aimes les bisous?

Marie-Aude Murail arrive à aborder les thème de la mort, de l’adoption et des liens fraternels dans un livre très court et pourtant rien ne manque.  Comme toujours, elle distille des propos justes  et sincères. Je suis passée du rire aux larmes pour finir avec un regret immense de quitter ces enfants. Sans jamais tomber dans le pathos, alors que ça aurait été facile, l’autrice propose des personnages vrais et attachants. 

Chapitre 13 qui n’existe pas pour ne pas porter la poisse aux Morlevent.

Les relations fraternelles sont au coeur du roman mais il y a tellement plus: l’homophobie, la maladie, les travers de l’assistance à l’enfance… retrouver autant de diversité dans un roman de littérature jeunesse est rare et encore une fois, Marie-Aude Murail y arrive. 17 ans après, elle continue encore à nous émouvoir en reprenant la même recette avec autant de talent, si pas plus, dans « Sauveur & Fils« .

– Oh, boy! de Marie-Aude Murail, Editions Ecole des Loisirs, 2000, 207 pages – 

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27 réflexions sur “Oh, boy!– Marie-Aude Murail

  1. flyingelectra dit :

    jamais lu mais j’ai vu un film qui ressemble énormément à cette histoire .. enfin une grande soeur en charge de ces deux petits frères et sœurs – le film date mais j’avais beaucoup aimé l’histoire (mais pas de membres de famille éloignés)

    Aimé par 1 personne

  2. Laeti dit :

    Depuis Sauveur avec lequel j’ai découvert Marie-Aude Murail, j’ai tellement envie de lire ses autres livres!! Celui-ci y passera d’office, ainsi que Simple que j’ai acheté cette semaine. Une fan en devenir 😀

    Aimé par 1 personne

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