Ginny Moon– Benjamin Ludwig

Je vérifie que ma bouche est fermée pour que personne ne puisse voir à l’intérieur de mon cerveau.

Les premiers mots

Le bébé électronique en plastique n’arrête pas de pleurer. Mes Parents-pour-toujours disent que c’est pareil qu’un vrai bébé même si je pense le contraire. Il est jamais content. Même quand je le berce. Même quand je change sa couche et que je lui donne son biberon. Si je dis chut, chut, chut et que je lui donne mon doigt à suçoter, il a l’air bête et c’est tout, et il hurle, hurle, hurle.

Sa mère biologique l’a appelée Ginny en l’honneur à sa boisson préférée. Elle a ensuite tenté d’élever sa fille entre sa consommation de drogue, son élevage de Maine Coon et ses amants. Et pour arranger le tout, une légère habitude à battre sa fille. Il valait mieux pour Ginny qu’elle quitte ce foyer et qu’elle en trouve un autre. 
Ça fait maintenant 5 ans qu’elle habite chez ses Parents-pour-toujours. La jeune fille de 14 ans s’y sent enfin bien, ou en tout cas, elle arrive mieux à communiquer. Parce que Ginny n’est pas une petite fille comme les autres. Elle est autiste. On ajoute quelques tocs et la vie peut difficilement être gérable. La cohabitation avec ses parents adoptifs va bientôt changer avec l’arrivée de leur bébé. Cette nouvelle ranime une quête dans la tête de Ginny : elle doit sauver sa Poupée des griffes de sa mère biologique. Elle essaiera par tous les moyens de reprendre contact avec elle, quitte à se mettre en danger.

Bon, bon, bon…Le pitch m’a directement plu, une histoire d’autiste, de quête, ces éléments me faisaient penser au très beau « À l’intérieur » de Jodi Picoult. Mais la ressemblance s’arrête là. Alors que les 600 pages de ce livre se sont lues à une vitesse folle, j’ai peiné à fini celui-ci avec ses quelques 400 pages pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’écriture. L’auteur a pris le parti de l’écrire comme si c’était Ginny qui nous parlait et je dois dire que ça sonnait faux. Le style était lourd et les répétitions m’ont finalement agacée. 
Ensuite, je n’ai pas ressenti beaucoup d’empathie pour Ginny. Je l’ai trouvée insupportable au possible et très obsessionnelle ( oui je sais que c’est un trait de l’autisme). Je pense sincèrement que l’auteur aurait pu alléger le tout et surtout utiliser un peu d’humour! A aucun moment, je n’ai ri. Aucun. 

Les critiques de ce livre sont à l’opposé de la mienne, (j’en ai quand même trouvé une qui y ressemblait, il s’agit de celle de Christelle) et je me sens un peu perdue face aux flots de tant d’appréciations!

N.B: L’auteur s’est inspiré de sa vie personnelle pour écrire ce bouquin, lui aussi a adopté une petite fille autiste. Il connait donc son sujet mais il n’a pas réussi à m’y intéresser. Dommage. 

– Ginny Moon de Benjamin Ludwig, Editions HarperCollins, 2017, 427 pages – 

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14 réflexions sur “Ginny Moon– Benjamin Ludwig

  1. flyingelectra dit :

    Jamais entendu parler et ton avis me dit que je peux passer mon chemin ! merci
    un de mes livres préférés sur l’autisme est l’histoire de Sean Barron, dont les parents, en voyant (dans les années 70) l’absence de traitement réel, ont créé leur propre méthode et leur fils en « est sorti » – je l’ai relu deux ou trois fois . J’ai pour ma part gardé une enfant autiste quand j’étais en Angleterre, effectivement le côté obsessif est troublant.

    Aimé par 1 personne

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