Cinq mille kilomètres par seconde – Manuele Fior

Tu sais ce qui est pire que partir ?
Revenir. Te dire que tu as fait tes expériences. Et qu’il est temps de rentrer à la maison. Tout retrouver comme tu l’as laissé. Rien n’a changé à part toi-même.

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On découvre Lucia et Piero, en Italie, à l’adolescence. Les couleurs des planches introduisent une belle lumière qui sied à merveille à cette période. Piero est fasciné par sa nouvelle voisine. Pourtant il n’ose pas franchir le cap de l’aborder. Il est tout le contraire de son meilleur ami Nicolas. Finalement, il tente et Lucia et lui tombent amoureux.

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Quelques planches plus loin, on retrouve Lucia en Norvège qui écrit une lettre de rupture à Piero. On n’a pas d’indications sur le nombre d’années écoulées mais on imagine que les deux personnages doivent avoir la petite vingtaine. De son côté, Piero, en Egypte, souffre de cette rupture et croit apercevoir le doux visage de Lucia parmi les Egyptiennes. 

Hop, on est propulsé plus loin dans le temps et on apprend que Lucia est enceinte d’un norvégien et que Piero vient d’apprendre qu’il allait être papa. Et contre toute attente, ces deux amoureux d’antan se recontactent et échangent sur leur vie et leur aspiration. Sont-ils heureux en amour? Sont-ils épanouis loin de leur Italie natale? Doivent-ils se revoir?

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Même à des milliers de kilomètres, le premier amour ne s’oublie pas. C’est une bande dessinée qui aborde le thème des relations à distance et des difficultés que cela peut engendrer. Elle permet aussi une réflexion sur la volonté de partir loin et finalement de n’être chez soi nulle part. 

Les planches, tout en aquarelle, sont jolies et témoignent d’une qualité extraordinaire! Les années passent et le dessin accompagne à merveille les changements physiques des personnages. Mais malgré le sujet qui me plaisait ainsi que les dessins fort beaux, je me suis sentie en retrait par rapport à Lucia et à Piero. 

Dommage, j’en attendais plus en sachant que cette bande dessinée avait reçu le Fauve d’or d’Angoulême en 2011.

– Cinq mille kilomètres par seconde de Manuele Fior, Éditions Atrabile, Collection Flegme, 2010, 144 pages –

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