[Les chroniques oubliées – 3] 

Billet express des Chroniques Oubliées! Quelques coups de cœur, une déception et TROIS abandons! (ô sacrilège!)

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Le chemin des âmes – Joseph Boyden

Mon ennemi, lui, ne le comprend peut-être pas quand je l’envoie sur le chemin des âmes, mais j’espère qu’il comprendra le jour où je le rencontrerai à nouveau.

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Ce livre n’était pas du tout dans ma Pile à lire des vacances mais il y est arrivé presque par hasard : ayant reçu une box littéraire, je me suis amusée à regarder les livres reçus des utilisateurs sur le compte Instagram de La Kube. Et celui-ci a retenu mon attention. Un petit tour sur Babelio, une moyenne de 4,38/5, une lecture du résumé plus celle de quelques avis et j’ai été le chercher à la bibliothèque. Parfois, c’est aussi simple que ça. Et je ne suis pas déçue.


Les premiers mots

    Progressant dans la neige, nous remontons notre piste jusqu’aux pièges tendus sous les saules. J’ai pris la tête. Je sommeille encore. L’air est vif. Pique les poumons. Elijah marche dans mes traces. Le soleil paraît.
    À chaque enjambée, la croûte cède sous mes pieds: trop froids, la nuit dernière. Elijah s’efforce d’aller sans bruit; mais son pas est lourd.
    Elijah et moi, nous avons le même âge. Nous avons vécu douze hivers.

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À copier 100 fois – Antoine Dole

Papa, m’en veux pas, j’ai essayé de me défendre, j’te jure.

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Les premiers mots

Papa m’a dit cent fois comment faudrait que je sois. Qu’un garçon, ça pleure pas, ça se laisse pas faire. Mais papa n’est pas là quand Vincent et ses potes viennent me chercher des crosses dans la cour. J’me prends des baffes, des coups de poing, et je dis rien, je serre les dents. J’en parle pas.

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L’intérêt de l’enfant – Ian McEwan

Ecouter Adam l’émut et la déconcerta à la fois.
Apprendre le violon ou tout autre instrument de musique était un acte d’espoir, de foi en l’avenir.

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Résumé: À l’âge de cinquante-neuf ans, Fiona Maye est une brillante magistrate spécialiste du droit de la famille. Passionnée, parfois même hantée par son travail, elle en délaisse sa vie personnelle et son mari Jack. Surtout depuis cette nouvelle affaire : Adam Henry, un adolescent de dix-sept ans atteint de leucémie, risque la mort. Les croyances religieuses de ses parents interdisant la transfusion sanguine qui pourrait le sauver, les médecins s’en remettent à la cour. Après avoir entendu les deux parties, Fiona décide soudainement de se rendre à l’hôpital, auprès du garçon. Mais cette brève rencontre s’avère troublante et, indécise, la magistrate doit pourtant rendre son jugement.

Les premiers mots

Londres. Une semaine après la Pentecôte. Pluie implacable de juin. Fiona Maye, juge aux affaires familiales, un dimanche soir, chez elle, allongée sur une méridienne, regardant fixement, au-delà de ses pieds gainés par un collant, le fond de la pièce, un pan de la bibliothèque installée en retrait de la cheminée, et de l’autre côté, près d’une haute fenêtre, la minuscule lithographie de Renoir représentant une baigneuse, achetée trente ans plus tôt pour cinquante livres. Sans doute un faux.

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Jusqu’en Sibérie – Per Petterson

Et puis je serai dans le train, et je regarderai par la fenêtre, et je parlerai avec des gens que je ne connais pas, et ils me raconteront comment ils vivent et ce qu’ils pensent, et ils me demanderont pourquoi j’ai fait ce long voyage depuis le Danemark.

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Résumé: « Petterson nous propose une figure de femme au caractère bien trempé, d’une féminité atypique et d’une intégrité admirable. Elle est vulnérable et sensuelle comme les chevaux peuvent l’être… C’est dans le milieu de la classe ouvrière danoise que grandit la narratrice – un milieu où il n’y a pas de place pour les rêves et les transgressions. Ne restent que des instants. Et Petterson excelle à mettre en lumière ces instants décisifs qui accompagnent les êtres humains tout au long de leur vie. Non pas parce qu’ils sont dramatiques, mais parce qu’ils révèlent un être humain, à un moment précis et pour toujours. »

Les premiers mots

Quand j’étais petite, sept ans ou même avant, j’avais toujours peur quand on passait devant les lions en sortant de la ville. J’étais sûre que Lucifer ressentait la même chose que moi, car à cet endroit précis il se mettait à trotter plus vite, mais bien plus tard j’ai compris que c’était parce que mon grand-père lui donnait un bon coup de fouet au moment où nous entamions le bout de chemin qui descendait en pente douce devant l’allée des lions, et  ça c’était parce que grand-père était un homme impatient. Ça tout le monde le savait.

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