Magnus – Sylvie Germain 

Sylvie Germain, mais où m’as-tu donc amenée? magnus

Résumé

Franz, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu’au jour de sa naissance. Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désapprendre ce passé qu’on lui a inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche à l’oreille roussie : Magnus.

Les premiers mots

Il porte sur chaque chose, chaque personne, dont ses parents, un regard plein de candeur et d’étonnement, examinant tout avec minutie. Le regard d’un convalescent qui a frôlé la mort et qui réapprend à voir, à parler, à nommer les choses, les gens. A vivre.

Franz alias Magnus a subi un traumatisme (que l’on découvrira bien plus tard) dans son enfance et il a perdu la parole. Grâce à sa mère, il réapprend et il redécouvre les mots et la notion de communication.  Son père est plus discret, plus distant et peu affectueux.

Il peut compter sur le soutien de son ours en peluche, Magnus, qui est là depuis toujours, depuis le commencement.

Mais le garçon a aussi oublié les souvenirs de la sa petite enfance. Sa vie entière sera commandée par la recherche de la cause de cette perte.

D’épreuves douloureuses en rencontres amoureuses, il essaie de reconstruire son passé. Il aime, il perd pied, il revient à la vie, il apprend. Jusqu’à la vérité.

Il a vingt ans, et il est inconnu à lui-même, un jeune homme anonyme surchargé de mémoire à laquelle cependant il manque l’essentiel – la souche. Un jeune homme fou de mémoire et d’oubli, et qui jongle avec ses incertitudes à travers plusieurs langues, dont aucune, peut-être, n’est sa langue maternelle.

L’écriture de Sylvie Germain est encore une fois perturbante et la relecture de certaines phrases a été nécessaire pour en saisir toutes les subtilités. Elle s’amuse aussi à introduire des notes, des biographies, des passages de poèmes et de romans. Parfois ces notes ont été nécessaires mais elles m’ont un peu lassée. Mais une fois que Franz/Magnus était réintroduit dans l’histoire, tout se mettait en place et le plaisir de lecture était retrouvé.

C’est qu’elle demande des efforts d’attention, cette auteure! Elle me l’avait déjà prouvé avec « À la table des hommes  » et je voulais découvrir si ses autres romans répondaient aux mêmes critères d’exigence. Et la réponse est oui!

Je note une préférence pour ce roman, le thème et le personnage m’ont attendrie plus que je ne l’aurais cru.

Ce livre rentre dans la catégorie   » Un livre lauréat du Prix Goncourt des lycéens » du Challenge littéraire 2016 de Mille vies en une.

 

 – Magnus de Sylvie Germain, Edition Albin  Michel, 2015, 288 pages

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