Moi, assassin – Antonio Altarriba, Keko

moi assassin

Résumé: Enrique Rodríguez Ramírez est professeur d’Histoire de l’Art à l’université du Pays Basque (où Altarriba a enseigné la littérature française). À 53 ans, il est à l’apogée de sa carrière. Sur le point de devenir le chef de son champ de recherches, en proie aux rivalités académiques, il dirige un groupe d’étude intitulé : «Chair souffrante, la représentation du supplice dans la peinture occidentale.» Bruegel, Grünewald, Goya, Rops, Dix, Grosz, Ensor, Munch, Bacon sont ses compagnons de rêverie et la matière de son travail. Mais sa vraie passion, dans laquelle il s’investit à plein temps, est plus radicale : l’assassinat considéré comme un des Beaux-Arts.

Enrique Rodriguez Ramirez n’est pas ce qu’on appelle un héros attendrissant! Assez froid et distant avec  ceux qu’il côtoie, il n’attire pas la sympathie. Mais ce qui le rend très intéressant, c’est sa conception à propos de l’art et son intelligence.

L’art est plus fréquemment terrible que beau… et il relève davantage de la transgression que de l’obéissance à une norme.

Il tue donc pour l’art. Il ne veut pas être un banal tueur en série, il change tour à tour de fonctionnement et choisit ses victimes de façon aléatoire. Pour pouvoir continuer en toute impunité jusqu’au jour où…

Les dessins alternent entre noir et rouge. Le rouge étant sans équivoque le sang versé mais aussi des objets et certaines parties du corps, comme une pomme, des yeux…

Cette bande dessinée ne m’a pas laissée indifférente. Au contraire, cette façon de considérer les humains à tuer comme des objets artistiques a été dérangeante mais le personnage est tellement intelligent qu’il a « presque réussi » à me faire accepter ses meurtres.

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J’ai beaucoup apprécié les références artistiques, Goya, Bacon, Munch en passant par des artistes contemporains de body art.

Cette bande dessinée a reçu le Grand Prix de la Critique de Bande dessinée en 2015.

 – Moi, assassin de Antonio Altarriba et Keko,  Edition Denoël Graphic, 2014,  134 pages. – 

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